Ce mardi 30 janvier 2024, dès l'aube, des agriculteurs ont été empêchés pour la première fois d'accéder à Rungis par les forces de l'ordre. Quelles sont les circonstances exactes de cet incident ?
- Des agriculteurs ont été bloqués par les forces de l’ordre pour la première fois le 30 janvier 2024.
- La FNSEA et les Jeunes agriculteurs ont organisé un « siège de la capitale ».
- Le ministre de l’Intérieur a mobilisé 15 000 membres des forces de l’ordre pour empêcher tout blocage de Rungis.
Escalade de la tension dans les manifestations agricoles
Une première dans l’histoire des mouvements agricoles a eu lieu le mardi 30 janvier 2024. Pour la toute première fois, les forces de l’ordre ont bloqué les agriculteurs, empêchant leurs manifestations et leur accès au marché de Rungis. Ce blocage a provoqué une escalade de tension dans le conflit.
Un « siège de la capitale » organisé par la FNSEA et les Jeunes agriculteurs
La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes agriculteurs ont appelé à un « siège de la capitale ». En réponse à cet appel, des agriculteurs ont établi des points de blocage sur les grands axes autoroutiers autour de Paris. Plusieurs de ces axes ont été fermés en raison de ces manifestations. C’est dans ce contexte que l’intervention des forces de l’ordre a eu lieu.
Intervention des forces de l’ordre et réactions des agriculteurs
L’intervention des forces de l’ordre a eu lieu à l’aube, près de Limoges, sur l’autoroute A20. Les agriculteurs bloqués, en provenance d’Agen, se dirigeaient vers le marché de Rungis. « Nous avons été bloqués par un escadron de gendarmerie mobile. Nous, on voulait juste monter tranquillement à Paris », s’indigne José Perez, président de la Coordination rurale du Lot-et-Garonne, sur directs.fr.
En réaction à ce blocage, les agriculteurs ont découpé la glissière de sécurité de l’autoroute et ont emprunté la départementale parallèle, cherchant à poursuivre leur route.
La mobilisation des forces de l’ordre pour empêcher le blocage de Rungis
En prévision de ces actions, Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, avait annoncé la mobilisation de 15 000 membres des forces de l’ordre. Leur mission était d’empêcher tout blocage de Rungis, premier marché de produits frais d’Europe, des aéroports d’Île-de-France et toute entrée dans Paris.
Malgré ces mesures, la confusion règne encore sur place et les tensions sont loin d’être apaisées. Plus d’infos à venir sur directs.fr.