IRC vs IMC : Tout savoir sur l’Indice de Rondeur Corporelle, l’outil plus précis pour évaluer le surpoids
L'indice de rondeur corporelle, un système qui tient compte de la graisse viscérale encastrée dans le corps, semble être un outil plus précis pour évaluer l'obésité. Qu'en est-il de son efficacité réelle ?
TL;DR
- Un nouvel indicateur, « indice de rondeur corporelle », est proposé pour mesurer l’obésité.
- Cet indice prend en compte la graisse viscérale, plus précis que l’IMC actuel.
- Basé sur une étude de 33 000 dossiers médicaux américains, il pourrait être utilisé à l’avenir.
Une nouvelle mesure de l’obésité : l’indice de rondeur corporelle
Selon une vaste étude publiée récemment dans JAMA Network, un nouvel outil pourrait révolutionner la manière dont nous mesurons l’obésité. L’indice de rondeur corporelle, ou IRC, promet une meilleure précision que l’actuel indice de masse corporelle (IMC).
L’IMC, un indicateur imparfait
L’IMC est actuellement le principal indicateur utilisé pour diagnostiquer le surpoids et l’obésité. Il s’obtient en divisant le poids par la taille au carré. Cependant, l’IMC présente des limites, notamment son incapacité à différencier la masse musculaire de la masse graisseuse et à prendre en compte la répartition de la graisse dans le corps.
L’IRC, une mesure plus précise
L’IRC, contrairement à l’IMC, prend en compte la graisse viscérale, celle enfouie dans le corps. Il intègre également les circonférences des hanches et de la taille pour estimer la quantité totale de graisse. Les scientifiques responsables de cette découverte ont étudié les dossiers médicaux de près de 33 000 Américains sur deux décennies. Ils ont ainsi mis en évidence une courbe en forme de « U », indiquant que les individus dont l’IRC était inférieur et supérieur à la normale présentaient un risque accru de décès, toutes causes confondues.
Un futur indicateur de l’obésité ?
Ce nouvel indice pourrait bien devenir une référence dans le futur pour évaluer la forme du corps, plutôt que le simple rapport taille-poids. Il permettrait d’éviter certaines erreurs, comme celle qui classerait le judoka Teddy Riner, avec son IMC de 31,2, en obèse de classe I.
L’IRC se veut donc un outil de dépistage non invasif et facile à obtenir, en attente de validation par d’autres études indépendantes. Il pourrait ainsi être intégré dans la pratique de santé publique, offrant une nouvelle perspective dans la lutte contre l’obésité.
