L'Algérienne Imane Khelif a remporté la victoire suite à l'abandon de son adversaire italienne, Angela Carini, le jeudi 1er août 2024, en raison d'une douleur insupportable. Quelle est la controverse liée à cette victoire d'Imane Khelif ?
- La boxeuse algérienne Imane Khelif remporte un match suite à l’abandon de l’Italienne Angela Carini.
- Khelif, atteinte d’hyperandrogénie, suscite une polémique internationale sur l’équité en sport féminin.
- La décision du CIO d’autoriser Khelif à participer est vivement critiquée.
Un match qui déchaîne les passions
La victoire de la boxeuse algérienne Imane Khelif le 1er août 2024 a créé une vive controverse. Après que son adversaire italienne, Angela Carini, a abandonné le match en déclarant avoir eu «trop mal», la question de l’hyperandrogénie de Khelif a été mise en avant.
Abandon, hyperandrogénie et polémique
Après 46 secondes de jeu, Carini a signifié son désir d’arrêter le match. Elle a déclaré à l’agence Ansa : «Je suis montée sur le ring pour combattre. Je ne suis personne pour juger ou prendre une décision, si cette femme est ici, il y a une raison.» Cette déclaration a soulevé des débats sur l’hyperandrogénie, un syndrome qui touche Imane Khelif.
Le débat sur l’égalité dans le sport
Les réactions n’ont pas tardé à fuser. Giorgia Meloni, la Première ministre italienne, a critiqué la décision du CIO d’admettre Khelif dans le tournoi, déclarant qu’il ne s’agissait pas d’un «combat sur un pied d’égalité». Aux États-Unis, plusieurs responsables républicains ont désigné Khelif comme étant un homme, alimentant la controverse.
Quid de l’hyperandrogénie ?
L’Association Internationale de Boxe (IBA) avait écarté Khelif des Mondiaux à New Delhi en mars 2023 pour cause de taux élevé de testostérone. Cependant, le CIO a pris une position inverse, suscitant de vives réactions. Le CIO a souligné que toutes les boxeuses alignées aux Jeux olympiques «sont des femmes», et que «de nombreuses femmes peuvent avoir un taux de testostérone égal à celui des hommes, tout en étant des femmes».
Une question d’équité
La question de l’hyperandrogénie dans le sport est un sujet sensible, comme le prouve le cas de l’athlète sud-africaine Caster Semenya. Pourtant, malgré les polémiques, le soutien pour Khelif est fort, notamment de la part du CIO. L’organisation insiste sur le fait que tous les athlètes respectent les règles d’éligibilité aux compétitions, mettant en lumière la complexité de la question du genre dans le sport.