Les forces de l'ordre, dont les policiers et les gendarmes, auront la responsabilité de sécuriser les épreuves des Jeux Olympiques de Paris. Est-ce que les ressources nécessaires seront disponibles dans le Finistère ?
- Les Jeux Olympiques de Paris 2024 impactent la sécurité dans le Finistère.
- Des mesures sont prises pour compenser le manque de renforts habituels.
- Les priorités de sécurité pour l’été sont définies.
Impact des Jeux Olympiques 2024 sur la sécurité dans le Finistère
Les Jeux Olympiques de Paris 2024 auront une incidence notable sur l’organisation des forces de sécurité dans le Finistère durant l’été. En effet, ce département, qui accueille un grand nombre de touristes et organise de vastes rassemblements, ne bénéficiera pas de renforts de forces mobiles comme habituellement. Cela représente une diminution des effectifs de 38 gendarmes et 9 CRS par rapport à 2023, selon Alain Espinasse, préfet du Finistère. De plus, le département doit fournir des gendarmes et des policiers pour sécuriser les épreuves olympiques.
Compensation et renforts
Cependant, le préfet assure que le Finistère disposera d’autant de moyens que l’année précédente, voire plus. Seuls 20% des effectifs seront autorisés à prendre des congés entre le 15 juin et le 23 juillet et entre le 12 et le 31 août. « Durant la période rouge, du 25 juillet au 11 août, personne ne pourra prendre de vacances. » assure le préfet, indiquant ainsi le premier moyen de compensation.
Par ailleurs, la Gendarmerie du Finistère fera appel à 78 volontaires de la réserve opérationnelle (contre 66 en 2023). Elle a également intensifié ses efforts de recrutement avec l’arrivée de 25 nouveaux gendarmes dès le 1er juin. En outre, des effectifs de zones moins surchargées seront redéployés vers le littoral. Sept postes provisoires saisonniers seront ouverts, notamment à Ouessant et Sein.
Priorités de sécurité pour l’été
Alain Espinasse a défini quatre priorités pour les forces de sécurité cet été : la sécurité publique, la sécurité routière, la gestion des festivals et grands rassemblements, ainsi que la surveillance de la baignade. La mer cause en moyenne 19 décès chaque année dans le Finistère. Sur les 269 sites de baignade, 46 seront surveillés, comme en 2023, soit par des sapeurs-pompiers, soit par la SNSM, soit par d’autres associations.
La lutte contre les incendies de forêt est également une préoccupation majeure, notamment suite aux incendies des monts d’Arrée de 2022. Le service départemental d’incendie et de secours recrutera 36 sapeurs-pompiers saisonniers et disposera d’un dispositif de télédétection des incendies et d’un hélicoptère bombardier d’eau.