Johannesburg : Bilan de l’incendie grimpe à 76 morts

L'effroyable feu qui a pris naissance dans un bâtiment en Afrique du Sud a causé la mort de 76 individus. Près d'une centaine d'individus ont réussi à s'en sortir vivants. Les forces de l'ordre poursuivent inlassablement leurs recherches au sein des ruines.

Incendie dévastateur en Afrique du Sud : bilan des victimes

Un incendie dévastateur a récemment ravagé un immeuble squatté dans le centre de Johannesburg, faisant 76 victimes, comme l’a annoncé le gouvernement sud-africain. Les familles endeuillées se sont succédé à la morgue pour identifier les corps de leurs proches. Le ministre de la Santé, Joe Phaahla, a précisé que « Nous comptons 76 morts, dont deux personnes qui ont succombé à l’hôpital à cause de leurs blessures ».

La situation des survivants

Le directeur des services médico-légaux, Thembalethu Mpahlaza, a révélé que « parmi tous les corps recueillis, seuls douze sont identifiables visuellement« . Pour les autres victimes, il faudra attendre les résultats des prélèvements d’ADN. De leur côté, les secouristes et les chiens policiers poursuivent les fouilles dans les décombres de l’immeuble. Plus d’une centaine de survivants ont été pris en charge dans un centre d’accueil.

La question du logement et des immeubles squattés

La tragédie a relancé le débat sur le problème des immeubles abandonnés et détournés, qui tombent souvent sous le contrôle de mafieux ou de marchands de sommeil. Ces derniers exploitent la précarité des familles pauvres en leur faisant payer des loyers exorbitants. Face à cette situation, le président Cyril Ramaphosa s’est engagé à « s’attaquer à la question du logement » dans les centre-villes.

Une tragédie prévisible

L’édifice concerné appartenait à la municipalité et avait même été classé au patrimoine. Cependant, il avait été « envahi et détourné » ces dernières années. Sous le régime de l’apartheid, il servait de refuge pour les femmes victimes de violences conjugales. Mervyn Cirota, un conseiller municipal de l’opposition, a dénoncé le drame comme étant « prévisible« , vu le surpeuplement et l’absence de services de base dans ces bâtiments.

Des zones de non-droit

La police hésite souvent à intervenir dans ces immeubles, devenus de véritables zones de non-droit. Ils sont peuplés par une population hétéroclite, composée de chômeurs, de familles, de criminels et de migrants clandestins. La situation du logement dans le pays est critique, avec un manque de 3,7 millions de toits, selon le Centre pour le financement du logement abordable en Afrique (CAHF).

« Vous avez affaire à du crime organisé. Ces gens connaissent les lois et ils ont un réseau. Certains se procurent des documents de propriété en bonne et due forme », a déclaré Lucky Sindane, porte-parole de la brigade anti-criminalité.

Des opérations coups de poing

Les autorités mènent régulièrement des opérations coup de poing pour expulser les occupants illégaux de ces immeubles. Elles font souvent appel à des agents de sécurité privée, surnommés « les Fourmis Rouges« , connus pour leur violence.