Julian Assange : l’homme derrière WikiLeaks et la menace d’une peine de 175 ans de prison aux USA

Ce mardi 26 mars 2024, un verdict crucial sera rendu par la justice britannique qui déterminera si le fondateur de WikiLeaks aura droit à un ultime recours contre son extradition vers les États-Unis. Quelle sera la décision ?

TL;DR

  • La justice britannique pourrait accorder à Julian Assange un dernier recours contre son extradition vers les États-Unis.
  • Assange est poursuivi pour la publication de plus de 700 000 documents confidentiels américains.
  • En cas d’extradition, Assange pourrait risquer jusqu’à 175 ans de prison.
  • Le sort de Julian Assange entre les mains de la justice britannique

    Le mardi 26 mars 2024 marque une journée cruciale pour Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks. La justice britannique décidera si elle accorde ou non à l’Australien de 52 ans une ultime chance de contester son extradition vers les États-Unis. Cette décision sera annoncée à partir de 10h30, heure locale. En cas de défaite, Assange pourrait faire appel à la Cour européenne des droits de l’Homme, mais le temps presse.

    Un symbole de la liberté de la presse

    La justice américaine reproche à Assange d’avoir révélé, à partir de 2010, plus de 700 000 documents confidentiels concernant les opérations militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Parmi ceux-ci, une vidéo illustrant la mort de civils, dont deux journalistes de l’agence Reuters, tués par un hélicoptère de combat américain en juillet 2007. Ces publications ont fait de lui un symbole de la liberté de la presse.

    Une longue bataille juridique

    Assange a été arrêté par la police britannique en 2019 après sept ans passés à l’ambassade d’Équateur à Londres, afin d’échapper à une extradition vers la Suède pour une enquête sur une accusation de viol, qui a été classée sans suite la même année. L’avocat d’Assange, Edward Fitzgerald, soutient que son client est poursuivi pour des « pratiques journalistiques ordinaires » et qu’il risque une peine disproportionnée aux États-Unis.

    Des conditions de détention sous surveillance

    Les autorités américaines ont tenté de rassurer sur les conditions de détention d’Assange, affirmant qu’il ne serait pas incarcéré à la prison de très haute sécurité ADX de Florence (Colorado), surnommée « l’Alcatraz des Rocheuses », et qu’il recevrait les soins cliniques et psychologiques nécessaires. Malgré ces assurances, la défense d’Assange met en avant un risque de suicide en cas d’extradition, alertant sur la dégradation de son état de santé.

    Benjamin

    Éditeur·rice

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