Justice Minister Éric Dupond-Moretti’s Trial Begins Today: The Accusations Unveiled
On suspecte Éric Dupond-Moretti d'avoir utilisé son rôle de garde des Sceaux de manière abusive pour résoudre des problèmes liés à son ancienne carrière d'avocat. Voici une explication plus détaillée.
Tl;dr
- Éric Dupond-Moretti, le ministre de la Justice, fait face à un procès inédit pour un ministre en exercice.
- Il est soupçonné d’avoir utilisé ses fonctions de ministre pour régler des comptes personnels liés à son passé d’avocat.
- Il nie les accusations, affirmant avoir suivi les recommandations de son ministère.
- Le procès, qui doit durer 10 jours, examinera notamment des factures téléphoniques détaillées de l’ex-avocat.
Un événement judiciaire sans précédent secoue les hautes sphères politiques françaises. Pour la première fois depuis la Ve République, un ministre en exercice, Éric Dupond-Moretti, est jugé par la Cour de justice de la République (CJR).
Des accusations aux relents de vengeance personnelle
Le ministre de la Justice est soupçonné d’avoir abusé de ses fonctions, non pour des affaires de corruption ou de scandales financiers, mais pour avoir réglé des comptes d’ordre personnel liés à son passé d’avocat. En dépit de cette situation, il garde son poste et continuera à exercer ses fonctions pendant la durée du procès, grâce à des « mesures pratiques et classiques d’organisation du travail gouvernemental ».
Un passé d’avocat sous les projecteurs
L’ancien ténor du barreau clame son innocence et réfute toute idée de vengeance. Il se défend en disant avoir seulement suivi « les recommandations » de son ministère en lançant des enquêtes administratives contre quatre magistrats, avec qui il avait eu des différends lorsqu’il était avocat. Le Point avait révélé l’épluchage des factures téléphoniques détaillées de plusieurs avocats, dont Éric Dupond-Moretti, pour débusquer une éventuelle taupe. L’ex-avocat avait alors dénoncé une « enquête barbouzarde ».
Un procès attendu qui promet des rebondissements
Malgré les protestations de Dupond-Moretti, l’enquête a conclu que le ministre, « qui savait mieux que quiconque les conflits d’intérêts qu’il pouvait avoir avec les magistrats concernés » aurait dû s’abstenir d’être « décideur ». Le procès, qui doit durer 10 jours, promet des rebondissements et des révélations. Une vingtaine de témoins, dont les quatre magistrats visés, des syndicalistes, l’ex-procureur général François Molins et l’ancienne ministre de la Justice Nicole Belloubet, sont attendus à la barre.
