Ces derniers jours, on observe une baisse des températures, suivant un été qui s'est prolongé jusqu'en octobre. Alors que le froid s'installe, les risques de tomber malade augmentent, que ce soit un simple rhume, une grippe, ou même le Covid. Est-ce le froid qui en serait la cause ?
- Le froid n’est pas responsable de la transmission des virus.
- La chute du mercure peut impacter notre système immunitaire.
- En hiver, la promiscuité intérieure favorise la propagation des virus.
- Se couvrir excessivement peut rendre le corps vulnérable aux virus.
La chute des températures n’engendre pas la maladie
Au crépuscule d’un été prolongé, la baisse des températures coïncide avec l’apparition de maladies saisonnières comme le rhume, la grippe, et même la Covid-19. Cette coïncidence soulève des interrogations. Cependant, le froid n’est pas le coupable de la transmission de ces virus, affirme Olivier Bouchaud, infectiologue à l’hôpital Avicenne de Bobigny. En effet, des maladies comme la grippe peuvent circuler aussi bien en hiver qu’en été, même dans les régions chaudes.
L’impact du froid sur notre système immunitaire
Si le froid ne provoque pas directement la maladie, il peut avoir un impact sur notre capacité à résister aux virus. Selon une étude parue dans Journal of Allergy and Clinical Immunology, l’exposition au froid altère les fonctions de défense immunitaire antivirale. En effet, lorsque les températures baissent, notre défense immunitaire devient moins résistante, favorisant ainsi la propagation des virus.
Le froid, facteur de promiscuité
L’hiver, le froid pousse les gens à se réunir en intérieur, créant une promiscuité importante qui favorise la transmission des virus. Ainsi, les occasions d’échange et de proximité augmentent, multipliant les risques de transmission de virus. Pour diminuer ces risques, le gouvernement recommande d’aérer dix minutes toutes les heures, une mesure souvent négligée en hiver.
Se couvrir raisonnablement
En hiver, la tentation est grande de s’emmitoufler pour se protéger du froid. Mais cette surprotection peut être une fausse bonne idée. Le corps, en luttant contre des variations de températures extrêmes, peut devenir plus vulnérable aux virus. Il est donc recommandé de se couvrir de manière raisonnable. Par ailleurs, les gestes barrières restent la meilleure défense contre les virus, qu’il fasse chaud ou froid.