La Cour des comptes suggère une augmentation des tarifs des remontées mécaniques face au manque de neige
La Cour des comptes, dans son rapport diffusé mardi, incite les stations de ski à se réinventer. Elle suggère une hausse tarifaire pour financer cette transformation. Quels impacts cette augmentation pourrait-elle avoir sur les amateurs de ski ?
TL;DR
- La Cour des comptes critique le modèle économique du ski français.
- Les stations de ski sont encouragées à diversifier leurs activités.
- La Cour suggère d’augmenter les prix pour financer ces changements.
Une alarme sur le modèle économique du ski français
La Cour des comptes a tiré la sonnette d’alarme sur l’état actuel du modèle économique du ski français, le qualifiant de « à bout de souffle ». Selon le rapport publié récemment, les politiques d’adaptation face au changement climatique sont insuffisantes par rapport aux enjeux actuels.
Les stations de ski : un équilibre financier fragilisé
Depuis le début des années 2000, l’activité ski diminue constamment, ce qui a pour conséquence une fragilisation de l’équilibre financier des remontées mécaniques et de l’économie locale qui en découle. C’est ce que relève la Cour des comptes dans son rapport. « Les stations doivent passer à un autre schéma », insiste-t-elle.
La diversification comme solution
Selon la Cour, les stations doivent rapidement s’adapter et envisager la diversification de leurs activités. Bernard Lejeune, président de la Chambre Régionale des Comptes Auvergne-Rhône-Alpes, précise que « les stations doivent avoir de vrais projets et se projeter sur les 20, 30 années futures ». La production de neige, bien que solution à court terme, ne semble pas viable sur une longue durée.
Augmentation des prix : une ressource supplémentaire ?
La Cour des comptes évoque également la possibilité d’augmenter les prix des remontées mécaniques comme moyen de générer des « ressources supplémentaires » pour financer la diversification des stations. Bien que les prix soient déjà élevés, ils restent inférieurs à ceux pratiqués dans d’autres grands pays de ski. Les taxes, quant à elles, sont jugées assez basses.
En réponse à ce rapport, les domaines skiables de France (DSF) ont exprimé leur désaccord, accusant la Cour de « formulations généralistes » qui ne reflètent pas la réalité du terrain.
