Le World Resources Institute évoque "une urgence climatique, une crise pour la biodiversité, une catastrophe humanitaire et des opportunités économiques perdues".
L’année dernière, ce sont environ 41 530 km2 de forêt vierge tropicale qui ont été détruits, l’équivalent de la superficie des Pays-Bas ou du Danemark. Malgré la pandémie, les activités humaines n’ont pas empêché l’abattage des arbres, mais des incendies ont également porté un grand coup aux forêts primaires. Et pourtant, elles sont cruciales pour la biodiversité et le stockage du carbone. Cette destruction de près de 4,2 millions d’hectares représente 12% de plus que celle enregistrée en 2019. Et au total, les tropiques ont perdu 12,2 millions d’hectares de couverture forestière, laquelle est composée de tous types de forêts et plantations.
Agriculture, changement climatique
Dans son rapport annuel, et ce n’est pas une surprise, Global Forest Watch pointe que la raison principale de ces destructions est l’agriculture. Cependant, 2020 a connu des vagues de chaleur qui n’ont pas manqué de nourrir des incendies en Australie, Sibérie ou encore forêt amazonienne. Frances Seymour du World Resources Institute et qui pilote ce rapport, déplore « Une urgence climatique, une crise pour la biodiversité, une catastrophe humanitaire et des opportunités économiques perdues ».
2,64 gigatonnes de CO2 libérées
Les destructions de forêt tropicale ont libéré le chiffre astronomique de 2,64 gigatonnes de dioxyde de carbone, l’équivalent produit par 570 millions de voitures. Frances Seymour alerte : « Plus nous attendons pour stopper la déforestation, (…) plus nos puits de carbone naturels risquent de partir en fumée ». Et le pays le plus touché est le Brésil, où la forêt primaire a perdu 1,7 million d’hectares l’an dernier.