La France poursuivie en justice pour une sécurité insuffisante face aux nombreux accidents de chasse

Avec la nouvelle saison de chasse qui a commencé, le collectif "Un jour un chasseur", l'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) et "One Voice" intensifient leur mobilisation.

  • Des associations activent une action en justice contre l’État français pour renforcer la sécurité de la chasse.
  • La chasse a causé plus de 40 morts et des centaines de blessés depuis 1990.
  • Les associations demandent une limitation des jours de chasse et une formation stricte des pratiquants.
  • Si l’État ne répond pas d’ici au 10 décembre, les associations saisiront le tribunal administratif de Paris.

Des associations se mobilisent pour une chasse plus sûre

La réouverture de la saison de chasse a été l’occasion pour plusieurs associations de faire entendre leur voix. L’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas), le collectif « Un jour un chasseur » et « One Voice » ont décidé de passer à l’action en saisissant la justice ce mardi 10 octobre 2023.

Leur objectif ? Réclamer une évolution de la loi sur la sécurité de la pratique de la chasse. « Depuis 1990, plus de 40 personnes ont perdu la vie et plusieurs centaines ont été blessées à cause de la chasse », dénoncent-ils dans un communiqué. Des victimes souvent innocentes, touchées lors de leurs promenades ou même dans leur jardin.

Des mesures pour limiter les accidents

Les associations réclament une limitation des jours autorisés de pratique de la chasse, en particulier le week-end, une formation plus stricte des pratiquants et une réglementation commune à tous les départements. Selon une enquête de l’Ifop, sept Français sur dix ne se sentent pas en sécurité en période de chasse.

Le gouvernement a récemment présenté un plan pour rendre la chasse plus sûre, incluant la création d’une contravention pour les chasseurs en état d’ivresse. Toutefois, ces mesures sont jugées insuffisantes par les associations. « One Voice » a même déposé un recours devant le conseil d’État pour exiger une réforme radicale de la chasse.

Un ultimatum pour l’État

Face à cette situation, les associations ont fixé un ultimatum au gouvernement. Si aucune réponse n’est apportée d’ici au 10 décembre, elles saisiront le tribunal administratif de Paris d’un recours en carence fautive de l’État.

Elles appellent également toute personne ayant subi un dommage du fait d’une action de chasse à se joindre à la demande formulée au gouvernement. Une mobilisation citoyenne pour une pratique de la chasse plus sûre et respectueuse de tous.