La généralisation de la limitation à 30 km/h en ville : après Paris, Lille et Rennes, qui sera la prochaine ?
En France, nombreuses sont les villes qui ont réduit la vitesse urbaine à 30 km/h il y a quelques années, tandis que d'autres envisagent de faire de même. Est-ce dans un but économique ou écologique ? Penchons-nous sur la question.
TL;DR
- Plusieurs villes françaises ont réduit la vitesse à 30km/h.
- Les objectifs sont multiples : sécurité, nuisances sonores, partage de l’espace.
- La mesure est sujette à débat entre différents usagers.
La réduction de la vitesse en ville : une tendance qui s’accélère
L’idée de réduire la vitesse en ville à 30 km/h a déjà été adoptée par plusieurs villes de France. Une pétition lancée par la Prévention Routière a recueilli près de 3 000 signatures, suggérant une tendance croissante. Cependant, cette mesure est loin de faire l’unanimité.
Les objectifs de cette mesure
La réduction de la vitesse en ville vise plusieurs objectifs. D’une part, il s’agit d’améliorer la sécurité routière. D’après la Prévention Routière, le passage de 50 à 30 km/h pourrait avoir « un impact sur le nombre d’accidents et sur leur gravité ». D’autre part, il s’agit de réduire les nuisances sonores. En effet, « une réduction de 20 km/h de la vitesse des usagers de la route permet de diviser par deux le bruit aux abords des voies de circulation », affirme la municipalité de Paris. Enfin, cette mesure vise à permettre une meilleure cohabitation entre les différentes formes de mobilité.
Des avis partagés
La mise en place de cette mesure suscite des réactions mitigées. L’association Rayons d’action salue cette initiative qui offre, selon elle, plus de visibilité et de temps de réaction aux automobilistes. Cependant, la ligue de défense des conducteurs s’oppose à cette mesure, estimant qu’elle serait « contre-productive au niveau de la sécurité et un véritable atout pour les radars automatiques ».
Un impact environnemental à déterminer
L’impact environnemental de cette mesure est également sujet à débat. Une étude du Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) souligne que « les émissions à de faibles vitesses (10 à 20 km/h) équivalent peu ou prou à celles produites à grande vitesse (100 à 110 km/h) ».
En conclusion, la réduction de la vitesse en ville à 30 km/h est une mesure qui suscite débat. Entre sécurité, nuisances sonores et impact environnemental, les arguments des différents acteurs sont divers et variés. Des études supplémentaires seront sans doute nécessaires pour déterminer l’efficacité réelle de cette mesure.
