La promesse d’Emmanuel Macron d’un enseignant par classe : une réalité encore (très) lointaine

Selon une étude publiée le lundi 11 septembre par le syndicat Snes-FSU, près de la moitié des collèges et lycées en France souffrent d'un manque d'au moins un enseignant.

Tl;dr

  • Le syndicat Snes-FSU révèle qu’il manque au moins un professeur dans 48% des établissements scolaires.
  • Plus de 3 100 postes d’enseignants n’étaient pas pourvus début juillet.
  • Malgré une augmentation de salaire annoncée, le syndicat dénonce une absence de « choc d’attractivité ».
  • Les matières les plus touchées par la pénurie sont les mathématiques, les sciences de l’ingénieur et l’anglais.
  • Pénurie d’enseignants : une alarme sonnée par le syndicat Snes-FSU

    Le tableau dressé par le syndicat Snes-FSU est pour le moins alarmant. Selon une enquête publiée ce lundi 11 septembre, il manquerait au moins un professeur dans 48% des collèges et lycées.

    Malgré l’augmentation de salaire annoncée par le gouvernement, le manque d’attractivité du métier d’enseignant persiste. En effet, début juillet, plus de 3 100 postes enseignants n’étaient toujours pas pourvus.

    Les promesses gouvernementales vacillent

    « Un enseignant devant chaque classe » était l’engagement du président de la République, Emmanuel Macron, et du nouveau ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal. Aujourd’hui, cette promesse semble mise à mal, une semaine seulement après la rentrée.

    Sur les réseaux sociaux, les parents s’inquiètent et comptent les heures de cours manquées. Le syndicat Snes-FSU dénonce la situation avec le hashtag #LaRentréeEnVrai, affirmant que la réalité est loin de l’image « magique et merveilleuse » présentée par le gouvernement.

    Une crise multifactorielle

    La pénurie d’enseignants s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, une crise de recrutement, avec des postes non pourvus malgré les annonces sur les réseaux sociaux et à Pôle emploi. Ensuite, des salaires jugés insuffisants pour « rattraper les pertes de pouvoir d’achat de ces 20 dernières années », selon le Snes-FSU.

    Enfin, certaines matières sont plus touchées que d’autres par la pénurie. Il s’agit notamment des mathématiques, des sciences de l’ingénieur et de l’anglais.

    Des solutions insuffisantes ?

    Face à cette crise, le gouvernement a mis en place de nouvelles règles concernant les absences de moins de 15 jours, en incitant les enseignants à effectuer des remplacements. Une mesure qui ne convainc pas le syndicat Snes-FSU, pour qui « Il faut améliorer les conditions de travail, et augmenter les salaires des enseignants de manière significative ».

    Malgré un changement de taille annoncé cet été concernant la formation des enseignants, la situation reste préoccupante. Les familles acceptent de moins en moins cette réalité.