La Russie menace de tuer les instructeurs français en Ukraine : « Aucune immunité » accordée

Le mardi 4 juin 2024, le porte-parole du Kremlin a lancé un avertissement à Paris concernant l'envoi potentiel d'instructeurs français pour soutenir l'armée ukrainienne. Comment Paris va-t-il réagir à cette menace ?

TL;DR

  • Le Kremlin menace Paris si des instructeurs français sont envoyés en Ukraine.
  • Officiellement, la France n’a pas de militaires en Ukraine.
  • La discussion d’un projet de coalition européenne pour aider Kiev suscite des interrogations.

Le Kremlin menace la France

Dans une déclaration faite ce mardi 4 juin 2024, Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a lancé une menace à peine voilée en direction de Paris. Il a affirmé à l’ AFP qu’ « aucun instructeur s’occupant de la formation des militaires ukrainiens n’a d’immunité ». Il a ensuite ajouté de manière péremptoire : « Peu importe qu’ils soient Français ou non. »

La France, officiellement absente en Ukraine

Cette menace semble être une réponse directe à l’affirmation du commandant en chef de l’armée ukrainienne, Oleksandre Syrsky. Ce dernier avait déclaré début juin 2024 que la France envisageait d’envoyer « prochainement » des instructeurs militaires en Ukraine. Toutefois, le ministère ukrainien de la Défense a précisé que le sujet était toujours « en discussion ». De son côté, la France déclare officiellement qu’elle ne dispose pas de militaires formant ou assistant les forces ukrainiennes.

L’éventualité d’une coalition européenne

Le président français Emmanuel Macron a évoqué à plusieurs reprises l’idée d’envoyer des troupes occidentales pour soutenir Kiev dans le conflit qui l’oppose à Moscou. Depuis quelques jours, un projet de coalition européenne avec des instructeurs militaires pour former les troupes ukrainiennes fait l’objet de discussions entre les pays européens.

Les conséquences d’une telle décision

Cette éventualité suscite de nombreuses interrogations. Beaucoup s’interrogent sur les conséquences d’une telle mesure vis-à-vis de Moscou, craignant une escalade du conflit. La menace du Kremlin envers la France semble confirmer ces craintes.