Le cessez-le-feu à Gaza a été brisé vendredi, avec l'armée israélienne qui a repris ses frappes aériennes et tirs d'artillerie, tandis que le Hamas a de nouveau commencé à lancer des roquettes en direction d'Israël.
Tl;dr
- La trêve à Gaza a été rompue avec le reprise des violences entre l’armée israélienne et le Hamas.
- Des milliers de Palestiniens ont de nouveau cherché refuge dans les hôpitaux et les écoles.
- L’armée israélienne a prévenu les habitants de certaines zones de Gaza d’un durcissement imminent des attaques militaires.
- Malgré la rupture de la trêve, le Hamas s’est dit prêt à la prolonger après un appel du secrétaire d’État américain Antony Blinken.
La fin d’une trêve fragile
La trêve à Gaza, qui avait apporté un semblant de calme dans la région, a volé en éclats ce vendredi. En effet, l’armée israélienne a repris ses raids aériens et tirs d’artillerie, tandis que le Hamas a recommencé à tirer des roquettes vers Israël. Suite à ces événements, des milliers d’habitants palestiniens ont de nouveau cherché refuge dans les hôpitaux et les écoles transformés en camps de fortune pour les déplacés.
Accusations et menaces
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé le Hamas d’avoir « violé l’accord » et d’avoir « tiré des roquettes ». De son côté, l’armée israélienne a envoyé des messages sur les téléphones des habitants de certains quartiers de la ville de Gaza, ainsi que des villages bordant la frontière avec Israël dans le sud, les exhortant à « partir immédiatement » car elle allait mener « des attaques militaires dures ».
Un espoir de prolongation de la trêve
Malgré cette rupture de la trêve, le Hamas s’est dit prêt à la prolonger, suite à un appel du secrétaire d’État américain Antony Blinken, qui a exhorté les parties à poursuivre la pause des combats. En effet, la bande de Gaza a connu sept semaines de bombardements israéliens dévastateurs en représailles à l’attaque sanglante lancée par le Hamas sur le sol israélien. Cette pause, négociée par le Qatar, les États-Unis et l’Égypte, a permis la libération de dizaines d’otages et l’entrée d’aide humanitaire dans le territoire palestinien.
Un contexte toujours tendu
Malgré ces perspectives, le contexte reste tendu. Les autorités israéliennes ont réinstauré l’interdiction aux écoles d’ouvrir sans un abri aux normes, et le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par plusieurs entités, a revendiqué une attaque meurtrière à Jérusalem. De plus, l’armée israélienne a estimé qu’environ 240 personnes avaient été prises en otage lors de l’attaque du 7 octobre, qui a fait 1200 morts en Israël, en majorité des civils.