L’Assemblée vote unaniment l’interdiction des e-cigarettes jetables Puffs
Les députés ont unanimement voté pour l'interdiction des Puffs, des cigarettes électroniques jetables. Désormais, c'est au Sénat de décider de leur avenir.
Tl;dr
- Les députés votent unanimement pour l’interdiction des Puffs.
- Les Puffs sont considérés dangereux pour les jeunes et l’environnement.
- Le Ministre de la Santé soutient cette interdiction.
- Le Sénat doit encore examiner le texte.
L’Assemblée nationale dit « non » aux Puffs
Un coup de tonnerre a résonné dans l’hémicycle ce 4 décembre 2023. Les députés ont voté, à l’unanimité, pour l’interdiction des Puffs. Ces cigarettes électroniques jetables, aux couleurs vives qui attirent les plus jeunes, sont désormais dans le collimateur du législateur.
Une menace pour la jeunesse et l’environnement
Francesca Pasquini (EELV) et Michel Lauzzana (Renaissance), les porteurs de cette proposition de loi, ont mis l’accent sur deux points critiques. D’une part, l’impact sur la santé des jeunes. Selon Francesca Pasquini, « 15 % des adolescents français l’ont utilisé et pour moitié d’entre eux ce produit a été celui de leur initiation à la nicotine ! ». D’autre part, l’aspect environnemental. Ces Puffs sont une « aberration environnementale », car leurs batteries au lithium sont particulièrement difficiles à recycler.
Le soutien du Ministre de la Santé
Aurélien Rousseau, Ministre de la Santé, n’a pas caché son soutien à cette interdiction. Il a d’ailleurs évoqué les Puffs lors de la présentation de son plan national de lutte contre le tabac 2023-2027, les qualifiant de « produits d’appel qui mènent au tabac ». Il a également insisté sur la multiplication de ces « nouveaux produits, colorés et ludiques », qui ciblent spécifiquement les « jeunes et les très jeunes ».
Prochaine étape : le Sénat
Le texte, approuvé par l’Assemblée nationale, doit maintenant être examiné par le Sénat. Les deux rapporteurs du texte espèrent une interdiction effective avant la rentrée scolaire de septembre 2024. Le parcours législatif de cette interdiction est donc loin d’être terminé.
