Le Covid-19 et son impact surprenant sur le refroidissement de la Lune
Durant les confinements dus au coronavirus, certaines régions ont enregistré une baisse temporaire de 8 à 10°C, une découverte qui pourrait s'avérer essentielle pour combattre le réchauffement climatique. Peut-on envisager cela comme une solution potentielle ?
Tl;dr
- La Lune a perdu 8-10°C à cause des confinements liés au Covid.
- Cette découverte pourrait aider à comprendre le réchauffement climatique.
- Les baisses d’activité humaine ont influencé le rayonnement terrestre.
La Lune, témoin du confinement terrestre
Voici une conséquence inattendue de la pandémie de Covid-19 : une baisse de la température sur certaines parties de la Lune. En effet, lors des confinements d’avril et mai 2020, des zones de notre satellite ont enregistré une perte de 8 à 10 degrés Celsius en moyenne.
Cette observation surprenante, qui pourrait avoir des implications importantes dans l’étude du réchauffement climatique, est le résultat d’une étude menée par le Physical Research Laboratory et publiée dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.
Une baisse de température relative
Avant de s’alarmer, il faut toutefois mettre ces chiffres en perspective. Les températures à la surface lunaire sont extrêmes : elles peuvent atteindre près de 130°C pendant le jour et chuter jusqu’à -173°C la nuit, en raison de l’absence d’atmosphère.
Ainsi, une variation de 8 à 10°C ne bouleverse pas entièrement l’équilibre thermique lunaire. Cependant, ce changement est suffisamment significatif pour mériter notre attention.
Le rôle des activités humaines
Quel est le lien entre la pandémie et ce refroidissement lunaire? La réponse réside dans le ralentissement des activités humaines pendant le confinement. Selon le professeur Durga Prasad, auteur de l’étude, les émissions anthropiques ont considérablement diminué durant cette période.
Cette évolution a entraîné une réduction de 32% de la profondeur optique des aérosols et de 7% de la réflexion du ciel clair au-dessus des mers d’Asie de l’Est. Ces modifications ont influencé le rayonnement terrestre, seule source de chaleur pour la Lune en dehors de l’éclairage direct du Soleil.
Un outil pour comprendre le changement climatique
Si ces résultats sont confirmés, ils pourraient nous offrir un nouvel outil pour étudier les changements climatiques. En surveillant les températures de surface de la Lune, nous pourrions suivre les variations du rayonnement terrestre de manière stable et fiable, sans les interférences atmosphériques terrestres.
Comme le suggère l’auteur de l’étude, il serait intéressant d’explorer davantage la possibilité d’utiliser des « observatoires basés sur la Lune pour observer les changements environnementaux de la Terre ».
