Le plafond quotidien de 25 euros pour les titres-restaurant changera-t-il en 2024 ?
L'année prochaine, la gamme de produits disponibles en supermarché avec les titres-restaurant va probablement se réduire, mais le montant alloué ne devrait pas être modifié.
Tl;dr
- Le plafond des titres-restaurant restera à 25 euros en 2024.
- Le plafond a fluctué depuis le confinement de 2020.
- La CNTR soutient un plafond différencié pour la restauration et l’épicerie.
- Un projet de loi doit être arrêté pour confirmer le montant.
Le plafond des titres-restaurants maintenu à 25 euros
Le pouvoir d’achat des travailleurs français est une question épineuse. Une partie de cette discussion concerne les titres-restaurant, ces précieux sésames qui adoucissent la pause déjeuner. Malgré certaines rumeurs, le plafond de ces titres, actuellement fixé à 25 euros par jour, ne devrait pas être modifié en 2024.
Des changements, mais pas pour le plafond
Le plafond des titres-restaurant a connu de nombreuses fluctuations. Après le confinement du printemps 2020, il s’élevait à 38 euros, puis a été réduit à 19 euros en juillet 2022, avant d’atteindre le montant actuel de 25 euros. Selon Jean-Michel Rousseau, vice-président de la Commission nationale des titres-restaurant (CNRT), ce plafond devrait rester inchangé l’année prochaine.
Une proposition alternative de la CNRT
Néanmoins, la CNRT propose une approche plus nuancée. Elle envisage un plafond différencié : 25 euros pour la restauration assise (au restaurant) et 19 euros pour les produits alimentaires à emporter (au supermarché).
Une décision en attente de confirmation
Malgré l’accord général sur le maintien du plafond à 25 euros, cette décision doit encore être confirmée par un projet de loi. Elisabeth Borne, la ministre du Travail, animera une table ronde dans les semaines à venir pour définir les arbitrages à tenir. Jean-Michel Rousseau assure que le projet de loi visera un large consensus.
Pourquoi maintenir le plafond à 25 euros ? Jean-Michel Rousseau explique : « L’expérience a montré que c’était le bon niveau. Au-delà, le salarié grille sa réserve mensuelle dès les premiers jours. » En deçà de ce montant, compte tenu de l’augmentation des prix de l’énergie qui impacte les prix des repas, le plafond serait insuffisant pour couvrir un repas au restaurant.
