Le scandale des eaux minérales traitées illégalement : Cristaline, Perrier, Vittel en question
Durant de nombreuses années, certaines eaux prétendument "de source" ou "minérales naturelles" ont fait l'objet de méthodes de purification illégales. Quels pourraient être les impacts de ces pratiques sur notre santé ?
TL;DR
- Des eaux « de source » ou « minérales naturelles » ont subi des traitements de purification interdits.
- De nombreuses marques d’eau minérale sont concernées par cette pratique.
- L’affaire a été révélée par Nestlé Waters qui a admis avoir enfreint la réglementation.
Des eaux « pures » soumises à des traitements interdits
Les eaux vendues comme « de source » ou « minérales naturelles » sont censées être exemptes de tout traitement de purification. Pourtant, certaines d’entre elles ont subi des techniques de purification interdites pour ces catégories.
Le scandale éclate : plusieurs marques d’eau minérale concernées
Contrex, Hépar, Perrier, Saint-Yorre, Vichy, Vittel… Autant de marques d’eaux minérales qui ont eu recours à des systèmes de traitement de l’eau tels que des filtres à charbon ou des filtres UV, selon les informations révélées par Le Monde et la cellule investigation de Radio France. Ces pratiques, qui remettent en question la confiance que nous accordons aux bouteilles d’eau minérale, représentent près d’un tiers des bouteilles d’eau vendues comme étant de l’eau minérale naturelle ou de source.
Nestlé Waters fait son mea culpa
Le premier à avoir médiatisé l’affaire est Nestlé Waters, le numéro un mondial de l’eau minérale. Dans une interview accordée à Les Échos, le groupe a reconnu avoir enfreint la réglementation en France « pour maintenir la sécurité et la minéralité de ses eaux ». Il a également assuré que ses marques sont désormais « pleinement conformes au cadre réglementaire applicable en France ».
Cependant, les révélations ne s’arrêtent pas là. Nestlé a également admis avoir informé les autorités dès 2021 de l’application de ces traitements interdits. L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) avait alors été diligentée. Les conclusions, remises en juillet 2022, révélaient que « près de 30% des marques » subissaient ces traitements non conformes.
Une tromperie punie par la loi
Selon l’article L. 454-1 du Code de la consommation, la tromperie, ou sa tentative, est punie d’un emprisonnement de deux ans et d’une amende de 300 000 euros. Un scandale qui rappelle, une fois de plus, que la protection des consommateurs doit être une priorité.
