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Les députés votent une taxe de 2 euros sur les petits colis hors Europe

Actualité > Consommation > Gouvernement > E-commerce
Par Jérôme publié le 22 novembre 2025 à 15h00.
Petit paquet en papier brun sur table en bois

Image d'illustration. Petit paquet en papier brun sur table en boisADN

Les parlementaires ont approuvé l'instauration d'une taxe supplémentaire de 2 euros, destinée à chaque colis de faible valeur expédié depuis un pays hors de l'Union européenne, dans le but de soutenir le commerce local et d'encadrer les achats en ligne.

Tl;dr

  • Nouvelle taxe de 2 euros sur petits colis hors UE.
  • Objectif : renforcer le contrôle des importations et produits.
  • Recette attendue : environ 500 millions d’euros par an.

Une mesure fiscale qui divise l’hémicycle

Alors que les échanges s’animaient à l’Assemblée nationale, la création d’une nouvelle taxe de 2 euros sur les « petits colis » en provenance de pays hors Union européenne s’est imposée dans le débat public.

Cette disposition, introduite lors du premier examen du budget de l’État, cible spécifiquement les paquets d’une valeur inférieure à 150 euros, souvent expédiés via des plateformes étrangères comme Shein. Avec 208 voix pour et 87 contre, la mesure a été adoptée mercredi, non sans heurts.

Enjeux de contrôle et critiques croisées

L’argument gouvernemental principal repose sur le renforcement des dispositifs de contrôle aux frontières. Selon la ministre déléguée aux Comptes publics, Amélie de Montchalin, cette « redevance » vise à lutter contre la prolifération de produits parfois « dangereux » ou « non conformes ». L’argent collecté – estimé à près de 500 millions d’euros par an – devrait permettre le financement de scanners et le recrutement de nouveaux douaniers. La France ambitionne ainsi d’appliquer ce prélèvement dès le 1er janvier, devançant plusieurs voisins européens tels que la Belgique ou les Pays-Bas.

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Pourtant, tous ne partagent pas cet enthousiasme. Du côté du Rassemblement national, on fustige une « taxe sur la consommation populaire et les classes moyennes ». La présidente du parti, Marine Le Pen, a vivement pointé du doigt un rendement jugé illusoire : « Faire croire aux Français qu’en taxant les petits colis, vous arriverez à augmenter de manière spectaculaire le nombre de contrôles, c’est se moquer du monde », lançait-elle en rappelant que seuls « 0,125 % des colis ont été vérifiés l’an passé ».

Négociations serrées et compromis politique

Face aux réserves exprimées par des groupes comme La France insoumise (LFI), inquiets pour le pouvoir d’achat des consommateurs, un compromis a finalement émergé. L’exécutif a déposé un amendement afin que cette taxe puisse être prélevée directement via « le tuyau de la TVA », donc payée principalement par les plateformes elles-mêmes plutôt que par les acheteurs individuels. Cet ajustement a suffi à convaincre LFI de rejoindre la majorité gouvernementale sur ce dossier sensible.

À noter également : cette décision nationale intervient dans un contexte européen plus large. Les ministres des Finances de l’Union européenne viennent en effet tout juste d’entériner la fin prochaine de l’exonération de droits de douane dont bénéficiaient jusqu’alors ces mêmes petits colis venus d’ailleurs.

L’impact concret pour les consommateurs

Ce nouveau dispositif fiscal soulève naturellement son lot d’interrogations chez les usagers réguliers du commerce en ligne transfrontalier. Pour mieux comprendre qui sera concerné dès janvier prochain, voici quelques éléments essentiels :

  • Tous les colis extra-UE sous 150 euros seront taxés.
  • L’application se fera automatiquement via les plateformes e-commerce.
  • L’objectif affiché : renforcer les contrôles douaniers.

En filigrane, ce choix législatif vient donc répondre à une double urgence : protéger les consommateurs tout en adaptant notre système fiscal face aux nouvelles pratiques commerciales mondialisées.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Une mesure fiscale qui divise l’hémicycle
  • Enjeux de contrôle et critiques croisées
  • Négociations serrées et compromis politique
  • L’impact concret pour les consommateurs
En savoir plus
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