Les Perturbateurs Endocriniens : Un Défi Majeur pour la Santé Publique Expliqué
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TL;DR
- Le nombre de perturbateurs endocriniens reconnus est passé à 109.
- Les perturbateurs endocriniens peuvent causer des problèmes de santé graves.
- Il est difficile d’éviter complètement l’exposition aux perturbateurs endocriniens.
Explosion des perturbateurs endocriniens
Depuis 2018, le nombre de substances reconnues comme perturbateurs endocriniens est passé d’une dizaine à 109. Ces substances, communément appelées PE, sont présentes dans de nombreux objets et produits du quotidien, allant des produits ménagers aux cosmétiques et aux produits alimentaires. En dépit de leur omniprésence, il est très difficile d’échapper à leur exposition.
Qu’est-ce que les perturbateurs endocriniens ?
Les PE sont des substances chimiques, naturelles ou synthétiques, qui peuvent interagir avec notre système hormonal. Selon Nathalie Bonvallot, enseignante chercheuse à l’École des hautes études en santé publique (EHESP), « on constate une altération du système hormonal avec ces substances. »
Les conséquences des perturbateurs endocriniens
Les autorités sanitaires ont identifié plusieurs conséquences graves d’une exposition aux PE. Cela inclut des troubles de la fertilité, des anomalies dans le développement des organes reproducteurs et des cancers du sein, des testicules ou de la prostate. Des altérations du développement neurologiques, des pathologies thyroïdiennes ou des troubles métaboliques comme le diabète et l’obésité sont également suspectés.
Des molécules omniprésentes
Les 109 substances officiellement reconnues comme PE sont omniprésentes dans notre environnement. Elles peuvent être ingérées (notamment via notre alimentation), respirées (en cas de traces dans l’air), ou absorbées par contact cutané (avec certains produits d’entretien ou cosmétiques). Parmi ces substances, on retrouve notamment des composés perflorés, des bisphénols, des phtalates et des parabènes.
Effets transgénérationnels et populations à risque
Les enfants, dès l’âge fœtal, sont particulièrement vulnérables aux PE. Nathalie Bonvallot souligne que la recherche sur les effets transgénérationnels des PE est en cours. Elle précise que « pour des souris gestantes exposées directement aux PE, on a observé une modification légère du développement de leurs gamètes. Après sa naissance, la souris grandit avec ces anomalies. Quand elle va à son tour se reproduire, elle va diffuser cette modification génétique. »
Comment limiter notre exposition aux PE ?
Il est impossible d’éviter complètement les PE, mais on peut limiter notre exposition. Nathalie Bonvallot conseille de ne pas réchauffer ses aliments dans les récipients en plastique, de limiter sa consommation de plastique, d’éviter les plats industriels ou transformés, d’aérer régulièrement son logement et de faire des ménages humides.
Mieux informer pour mieux prévenir
Les autorités sanitaires ont pour mission de lancer une campagne de communication sur les PE pour mieux informer le public sur les risques associés. En parallèle, un ouvrage de l’EHESP destiné aux professionnels de santé vient de sortir. Il s’agit d’un livre de communication, de recommandations et d’actions.
