Les points clés de l’audition de Yann Barthès, de Quotidien, par les députés à l’Assemblée
Lors de leur audition devant la commission d'enquête, Yann Barthès et son équipe de Quotidien ont affirmé leur position vis-à-vis du Rassemblement National, soulignant qu'ils sont eux-mêmes victimes de boycott de la part de ce parti politique. Quelle sera leur prochaine étape ?
TL;DR
- Devant la commission d’enquête, Yann Barthès défend le pluralisme politique de son talk-show Quotidien.
- Le discours de Quotidien, qui n’invite pas de membres du RN, est critiqué par Thomas Ménagé, porte-parole du groupe à l’Assemblée nationale.
- La défense de Quotidien est que le RN boycotte, discrédite et agresse les équipes de l’émission depuis des années.
Une chaude défense du pluralisme politique
Les protagonistes de l’émission Quotidien, dont Yann Barthès, ont récemment comparu devant la commission d’enquête pour défendre leur position sur le pluralisme politique de leur talk-show. Cette audience a eu lieu dans le cadre de l’examen par la commission de l’attribution de 15 fréquences TNT qui seront disponibles en 2025.
Des reproches du RN
Thomas Ménagé, porte-parole du Rassemblement national à l’Assemblée nationale, a critiqué le fait que l’émission Quotidien n’invite pas de membres du RN. Selon lui, cela constitue une exclusion d’une partie du spectre politique, ce qui est inacceptable pour une émission qui utilise une fréquence TNT appartenant aux Français.
La défense de Quotidien
Face à ces accusations, Quotidien a répliqué en rappelant que le RN boycotte, discrédite et agresse les équipes de l’émission depuis des années. Laurent Bon, producteur de l’émission, a expliqué comment les journalistes ont réussi à « détourner ce boycott » pour continuer à couvrir l’actualité du parti politique. De son côté, Yann Barthès a énuméré les violences subies par les équipes du talk-show sur le terrain.
Julien Bellver, journaliste de l’émission, a également souligné que malgré le fait qu’ils ne reçoivent pas d’élus RN sur le plateau, ces derniers sont présents dans toute l’émission et dans toutes les rubriques. Ara Aprikian, directeur général adjoint en charge des contenus pour le groupe TF1, a confirmé que le respect du pluralisme est « parfaitement » respecté par Quotidien.
Un positionnement entre information et divertissement
Le positionnement de Quotidien, entre information et divertissement, a également été discuté lors de cette commission. Malgré certaines critiques sur le ton parfois moqueur du programme, Yann Barthès et Julien Bellver ont défendu l’émission, affirmant que le public sait distinguer l’humour de l’information.
La question de savoir si TMC conservera sa fréquence sera tranchée avant le 8 mai prochain.
