L’OMS classe le talc, fréquemment utilisé sur les bébés, comme cancérigène probable

Le talc, une poudre cosmétique à base de silicate de magnésium, est en usage depuis longtemps. Cependant, une étude de l'OMS suggère qu'il pourrait être cancérigène. Qu'en est-il réellement ?

  • Le talc, produit cosmétique, est probablement cancérigène selon l’OMS.
  • L’exposition au talc peut survenir professionnellement ou par utilisation de produits contenant du talc.
  • Johnson & Johnson a été condamné pour avoir causé un cancer de l’ovaire avec du talc.

Le talc, un danger caché dans nos cosmétiques

Le talc, un silicate de magnésium largement utilisé dans les produits cosmétiques, a été classé comme probablement cancérigène par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce minéral naturel, loué pour ses propriétés absorbantes et protectrices, peut pourtant s’avérer dangereux pour la santé.

Les risques liés à l’utilisation du talc

L’exposition au talc peut se produire dans différents cadres, notamment en milieu professionnel lors de l’extraction, le broyage, la transformation ou la confection de produits contenant du talc. Le grand public peut également y être exposé via l’utilisation de produits cosmétiques et de poudres corporelles contenant du talc.

En se basant sur des preuves limitées chez l’être humain de cancers de l’ovaire et de preuves suffisantes chez les animaux en laboratoire, les scientifiques du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) ont conclu à la dangerosité potentielle du talc. Les études ont mis en lumière des caractéristiques propres aux substances cancérigènes dans le talc, comme l’inflammation chronique et la modification de la prolifération et de la mort cellulaire.

Le talc, déjà condamné aux États-Unis

En 2017, le groupe pharmaceutique Johnson & Johnson avait été condamné à verser 417 millions de dollars à une femme de 63 ans. Le talc de la marque avait été reconnu comme étant à l’origine du cancer des ovaires de la plaignante. En 2021, le groupe avait été définitivement condamné à verser 4,69 milliards d’euros dans un procès intenté par 22 femmes.

Autre substance classée cancérigène : l’acrylonitrile

Dans la même publication dans The Lancet Oncology, le CIRC a également classé l’acrylonitrile, utilisé dans la production de polymères retrouvés dans les fibres de vêtements, les tapis, la fumée de cigarette et la pollution atmosphérique, comme une substance cancérigène de niveau 1, le niveau de certitude le plus élevé.