L’indice de référence des loyers progresse de 1,15% sur un an au 2e trimestre 2026. De quoi permettre une hausse encadrée, mais bien réelle.
En bref
- L’IRL grimpe de 1,15% sur un an
- La hausse dépend de votre bail
- Certains logements restent exclus
Si votre bail arrive à sa date de révision, votre loyer peut augmenter dans les prochains mois. L’indice de référence des loyers, publié le 10 juillet 2026 par l’Insee, progresse de 1,15% sur un an au deuxième trimestre.
Une hausse encadrée, mais bien réelle
Au deuxième trimestre 2026, l’IRL atteint 148,37 en métropole, contre 146,60 au trimestre précédent. Pour les propriétaires du secteur privé, cet indice sert de plafond lors de la révision annuelle du loyer.
Concrètement, ils ne peuvent pas aller au-delà de cette progression de 1,15% en France métropolitaine. Pas plus. Pas de hausse libre non plus si le contrat renvoie bien à cette règle.
Ce que votre propriétaire peut demander
La révision n’est possible que si le bail la prévoit. Elle intervient une fois par an, soit à la date anniversaire du contrat, soit à la date inscrite dans la location.
C’est là que ça vous concerne directement. Si l’échéance tombe bientôt, le propriétaire peut vous notifier un nouveau montant, dans la limite de l’IRL. Et ce nouveau montant s’applique ensuite au loyer suivant.
Exemple simple, pour un loyer hors charges de 800 euros par mois, la hausse maximale arrive à 809,20 euros. Soit 9,20 euros de plus par mois. Les charges, elles, ne sont pas intégrées dans ce calcul.
Des limites à connaître avant de payer
Il y a quand même deux garde-fous utiles. D’abord, cette hausse n’est pas rétroactive. Si le bailleur a laissé passer la révision, il ne peut pas revenir réclamer les augmentations qu’il n’a pas demandées les années précédentes.
Ensuite, certains logements échappent totalement à cette révision. C’est le cas des biens classés DPE F ou G, lorsque le bail a été signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022.
Un niveau plus modéré qu’il y a peu
La hausse existe, mais elle reste plus contenue que ce qu’ont connu les locataires il y a peu. Au premier trimestre 2024, l’IRL pouvait encore grimper jusqu’à 3,5%. Et la dernière fois que l’indice avait atteint un niveau comparable, c’était au premier trimestre 2025, avec +1,40%.
L’Insee calcule cet indice à partir de la moyenne de l’évolution des prix à la consommation, hors tabac et hors loyers, sur les douze derniers mois. Pour les règles détaillées, le site service-public.fr centralise les informations utiles. La prochaine date à regarder, pour vous, reste celle de votre bail.