L’UE s’apprête à interdire certains emballages plastiques dans les restaurants, supermarchés et hôtels
Ce lundi 4 mars 2024, un consensus a été trouvé au sein de l'Union européenne pour une nouvelle législation visant à limiter les emballages et proscrire les plastiques à usage unique. Quelles pourraient être les conséquences de cette décision ?
TL;DR
- L’UE a approuvé une loi pour réduire les emballages et interdire les plastiques à usage unique.
- Cette loi prévoit une réduction de 5% des déchets d’emballage d’ici 2030.
- Tous les emballages dans l’UE devront être recyclables à partir de 2030.
Une loi européenne pour un environnement plus vert
Le lundi 4 mars 2024 marque un tournant historique pour l’Union européenne. Les eurodéputés et les États membres ont en effet adopté une loi ambitieuse visant à réduire considérablement l’usage des emballages et à interdire les plastiques à usage unique d’ici 2030. « C’est historique : pour la première fois dans une loi, l’Europe vise une réduction de sa consommation d’emballages, quel que soit le matériau (verre, plastique, métaux…) », a déclaré l’eurodéputée Frédérique Ries.
La fin des emballages plastiques à usage unique
Cette nouvelle loi prévoit notamment l’interdiction des contenants plastiques à usage unique dans les cafés et restaurants, une mesure qui renforce les réglementations déjà en place dans certains pays comme la France. Les emballages pour fruits et légumes frais non transformés, les portions individuelles, ou encore les emballages miniatures pour produits de toilette seront également concernés.
Un pas vers une économie circulaire
La loi prévoit également que tous les emballages dans l’UE devront être recyclables d’ici 2030 et effectivement recyclés d’ici 2035. « Ce texte clé du « Pacte vert » fixe un objectif de réduction de 5 % d’ici à 2030 du volume total de déchets d’emballages dans l’Union européenne, puis de 10 % en 2035 et 15 % d’ici à 2040. » précise le communiqué parlementaire.
Des exceptions à la règle
Malgré ces mesures ambitieuses, certaines exceptions ont été prévues. Le secteur viticole et les microentreprises sont exemptés de ces obligations, de même que les États dont le taux de collecte de déchets dépasse 80 %. Les emballages en bois ou en cire sont également exemptés de l’obligation de recyclage, en raison de l’absence de filière dédiée et de leurs faibles volumes.
