L’Unesco fait entrer le couscous au patrimoine mondial immatériel

Le dossier était porté, conjointement, par l'Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie.

Mercredi, le couscous du Maghreb est entré au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Le dossier « Savoirs, savoir-faire et pratiques liés à la production et à la consommation du couscous » était porté par l’Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie et le comité de l’Unesco a salué une inscription « multinationale » qui « rapproche les peuples et les cultures ». Audrey Azoulay, directrice de l’institution, ajoute que le dossier est « un signe fort de reconnaissance culturelle et c’est aussi un vrai succès diplomatique, sur un sujet si important et si symbolique pour les peuples de toute cette région, et bien au-delà. Ce consensus montre qu’un patrimoine culturel peut être à la fois personnel et exceptionnel, et transcender les frontières ».

« Le couscous est bien plus qu’un plat »

L’Unesco ajoute que « le couscous est bien plus qu’un plat, c’est un moment, des souvenirs, des traditions, des savoir-faire, des gestes qui se transmettent de génération en génération ». En Algérie par exemple, le chef Rabah Ourrad explique qu’« il y a autant de sortes de couscous que de familles ». Et que son savoir-faire, il l’a acquis avec « des dizaines d’années d’observation de la maman, des soeurs et de toutes les femmes nord-africaines qui sont expertes » en la matière. Arrivé de l’autre côté de la Méditerranée via les premiers travailleurs algériens puis avec les pieds-noirs, il figure toujours parmi les plats préférés des Français.

Jérôme

Spécialiste International

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