L’Union européenne envisage des emballages plus écologiques face à la montée des déchets

Les députés européens vont se pencher, ce mardi 24 octobre, sur une proposition de loi visant à rendre plus écologiques les emballages au sein de l'Union européenne.

Tl;dr

  • Les eurodéputés examinent un texte visant à rendre les emballages plus écologiques.
  • Cela fait suite à une augmentation des déchets d’emballages et un taux de recyclage insuffisant.
  • La Commission européenne propose une législation pour réduire les déchets d’emballages.
  • Le texte rencontre une forte opposition des entreprises et de l’Italie.

Un texte environnemental sous le feu des critiques

Le mardi 24 octobre, un texte visant à rendre les emballages plus verts dans l’Union européenne est examiné par les eurodéputés. Cette initiative intervient dans un contexte de préoccupation croissante face à la hausse exponentielle des déchets d’emballage et à un taux de recyclage qui peine à suivre le rythme.

Des chiffres alarmants

En 2021, les Européens ont généré 188,7 kg de déchets d’emballage par habitant, soit une augmentation de 11 kg par rapport à l’année précédente et de 32 kg en dix ans. Qui plus est, le taux de recyclage n’est que de 64%, et descend à moins de 40% pour les emballages plastiques uniquement, selon les données d’Eurostat.

Les propositions de la Commission européenne

Face à ce constat inquiétant, la Commission européenne a proposé l’an dernier une législation visant à réduire de 10% par habitant d’ici 2035 le volume de déchets d’emballages, par rapport à 2018. Pour atteindre cet objectif, Bruxelles envisage notamment d’imposer des niveaux contraignants de réemploi des emballages dans chaque secteur et de fixer un taux minimal de contenu recyclé dans les emballages plastiques.

Une forte opposition

Cependant, ce texte n’est pas sans susciter de vives critiques. En effet, les entreprises, et notamment les fabricants d’emballages, mènent une campagne de lobbying hostile à ces mesures. De plus, l’Italie s’oppose farouchement à ce texte, craignant des coûts administratifs élevés et des conséquences néfastes pour l’agroalimentaire, l’hôtellerie et la vente au détail.

Le vote de mardi sera ensuite débattu en novembre en plénière par les eurodéputés, avant de futures négociations avec les États membres qui doivent eux-mêmes adopter leur position mi-décembre. Nul doute que les débats seront houleux, les 27 États membres étant divisés sur plusieurs points-clés du texte.