L’Union européenne envisage-t-elle une autorisation décennale pour le glyphosate ?
La proposition de Bruxelles est de prolonger l'autorisation de l'herbicide controversé pour une décennie supplémentaire au sein de l'Union européenne.
Tl;dr
- La Commission européenne propose de renouveler l’autorisation du glyphosate pour 10 ans.
- La décision est basée sur un rapport de l’Efsa qui ne considère pas le glyphosate comme un danger critique.
- Des garde-fous ont été instaurés, dont des restrictions d’utilisation et des limites d’impuretés.
- La proposition a suscité des critiques, et les États membres auront le dernier mot sur l’autorisation.
Un renouvellement controversé
L’avenir du glyphosate, cet herbicide controversé, au sein de l’Union européenne (UE) demeure incertain. En effet, la Commission européenne a récemment proposé de renouveler pour une décennie supplémentaire l’autorisation de ce produit. Cette proposition doit encore être examinée et validée par les 27 États membres de l’Union.
Un rapport qui suscite le débat
La décision de la Commission se base sur les conclusions d’un rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Selon ce dernier, le glyphosate ne représente pas une menace critique pour les êtres humains, les animaux et l’environnement. Cependant, cette évaluation suscite le débat. En effet, le glyphosate est accusé d’être cancérigène par plusieurs études, notamment aux États-Unis et en Europe.
Des mesures de protection en question
Dans cette nouvelle proposition, la Commission prévoit d’autoriser le glyphosate jusqu’au 15 décembre 2033, soit pour une durée deux fois plus longue que la précédente autorisation. Toutefois, cette autorisation pourrait être révisée à tout moment si de nouvelles évaluations le justifient. La Commission a également établi des mesures d’atténuation des risques, dont des restrictions d’utilisation et des limites d’impuretés, qui ont suscité des critiques.
Les États membres face à une décision cruciale
Malgré ces précautions, la proposition de la Commission a été accueillie avec scepticisme. Des voix se sont élevées pour dénoncer sa faiblesse face à « l’irresponsabilité » que représente la destruction de la biodiversité et la menace à la sécurité alimentaire à long terme. C’est désormais aux États membres de l’UE d’examiner cette proposition et de prendre une décision finale sur l’autorisation du glyphosate.
