Il existe une division parmi les États de l'Union européenne concernant la question du glyphosate. Cette division survient avant un vote déterminant qui pourrait potentiellement réautoriser l'utilisation du glyphosate pour une durée de dix ans.
- L’UE est divisée concernant la réautorisation du glyphosate pour dix ans.
- La Commission européenne propose le renouvellement de l’autorisation du glyphosate jusqu’à décembre 2033.
- Plusieurs pays de l’UE ont des positions divergentes sur cette proposition.
- La France s’oppose à toute interdiction sans solution alternative pour les agriculteurs.
Un vote décisif sur le glyphosate divise l’Union européenne
L’avenir du glyphosate, un herbicide controversé, est au coeur d’un débat crucial au sein de l’Union européenne (UE). Un vote important doit décider de sa réautorisation pour une décennie. La proposition de la Commission européenne de prolonger l’autorisation du glyphosate dans l’UE jusqu’à décembre 2033 est en cours de discussion, malgré les divisions parmi les Etats membres.
Des opinions divergentes au sein des Etats membres
Plusieurs pays ont manifesté leur désaccord ou leur hésitation face à cette proposition. « De nombreux Etats membres ont salué la proposition », a déclaré Stella Kyriakides, commissaire à la Santé. Cependant, l’Autriche a exprimé son opposition à la reconduction de l’autorisation, tandis que le Luxembourg a déjà temporairement interdit la commercialisation du glyphosate sur son territoire. La Belgique et les Pays-Bas ont quant à eux annoncé leur intention de s’abstenir de voter.
La position de la France pourrait être décisive
La position de la France, première puissance agricole de l’UE, reste incertaine. Paris juge insatisfaisante la proposition de Bruxelles et souhaite peser sur ses termes. La France s’oppose à « toute interdiction sans solution » pour les agriculteurs mais soutient une approche restreignant le glyphosate aux seuls usages pour lesquels il n’existe aucune option alternative viable.
Le glyphosate, un produit controversé
Le glyphosate, substance active de plusieurs herbicides dont le Roundup de Monsanto, a été classé en 2015 comme « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé. Cependant, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a indiqué ne pas avoir identifié de « domaine de préoccupation critique » pour les humains, les animaux et l’environnement susceptible d’empêcher l’autorisation de l’herbicide, tout en reconnaissant un « risque élevé à long terme chez les mammifères » pour la moitié des usages proposés.
Si aucune majorité qualifiée en faveur du texte ne se dégage lors du vote de vendredi, un autre vote aura lieu courant novembre. En cas d’absence de majorité suffisante pour soutenir la proposition, la Commission pourrait alors décider seule de prolonger l’autorisation, à moins qu’une majorité qualifiée d’Etats ne s’oppose au texte.