C'est un problème très familier pour les conducteurs : les déchets de restauration rapide abandonnés sur les voies. Contrairement aux idées reçues, il n'est pas impossible de retrouver ces personnes irrespectueuses de l'environnement.
Lutte contre les emballages de fast-food jetés sur la route
Un fléau contemporain, connu de tous les automobilistes, est la présence omniprésente d’emballages de fast-food abandonnés le long des routes. Contrairement à l’idée reçue, ces pollueurs ne sont pas introuvables. Ce n’est ni la faute des chaînes comme McDonald’s, Burger King ou d’autres restaurants de fast-food (certains d’entre eux s’engagent activement dans le combat contre ce problème), ni celle des emballages jetables qui sont désormais une chose du passé lorsqu’on mange sur place.
La responsabilité incombe principalement à ceux qui commettent ces petits écocides, pensant qu’ils sont inaccessibles car ils sont seuls sur une route isolée. Cependant, ce n’est pas le cas. Les forces de l’ordre sont vigilantes et ont mis en place des méthodes pour les traquer. Examinons cela de plus près.
Des sanctions sévères pour les pollueurs
Il est important de noter que ceux qui jettent leurs sacs McDo, Burger King ou tout autre déchet par la fenêtre de leur véhicule, sous prétexte que « ce serait dommage que la voiture sente la frite », s’exposent à une lourde amende. En cas de récidive, cette amende peut atteindre jusqu’à 3 000 euros, comme le mentionne le site service-public.fr.
« C’est le maximum », précise Gentil Gendy, un gendarme qui souhaite rester anonyme et qui partage son quotidien sur Twitter pendant son temps libre. « En général, l’amende tourne entre 300 et 500 euros », ajoute-t-il dans un entretien avec directs.fr.
Mais comment ces pollueurs se font-ils attraper ? Grâce à l’expérience, tout simplement.
La méthode de traque
Les gendarmes et les policiers, lors de leurs nombreuses patrouilles, tombent sur de nombreux emballages de fast-food. Certains, comme Gendy, prennent parfois le temps de s’arrêter pour inspecter.
« On jette un œil dans le sac à la recherche d’un ticket de caisse. Une fois qu’on a ça, on a l’heure de passage au drive »
Gentil GendyGendarme préférant rester anonyme, et répondant, sur son temps libre, aux questions des internautes sur Twitter
La petite enquête commence alors. Ils se rendent au McDo, si l’emballage est de cette marque, et demandent à voir les enregistrements de surveillance du jour et de l’heure où la personne a passé sa commande.
Pour que « tout soit carré », ils suivent la procédure officielle en faisant une réquisition pour ce type de demande.
« Avec les images, on a le visage et la plaque de la personne. Il ne nous reste plus qu’à la convoquer », explique le gendarme. « Dès qu’on la voit, on lui rend son sac et elle prend son amende. »
Comment participer à la lutte ?
Gendy mène de telles investigations « cinq ou six fois par an, tout dépend du temps qu’on a à disposition. » Il recommande de signaler à la gendarmerie locale tout sac aperçu sur la route. « Attention, pas le 17 : il ne s’agit pas d’une urgence », précise-t-il.
Il est difficile d’attraper ceux qui jettent leurs mouchoirs ou leurs mégots sans preuve, mais un sac peut très bien contenir un ticket de caisse. « Il y a des endroits où le travail est déjà bien présent, ils n’auront pas le temps. Mais il y a des endroits plus calmes », alors n’hésitez pas à signaler.