Deux explosions ont été entendues près de l’hôtel d’Emmanuel Macron à Damas. Le président français, indemne, a poursuivi sa visite.
En bref
- Emmanuel Macron est resté indemne à Damas
- Deux explosions ont visé un secteur proche
- La visite en Syrie a été maintenue
La visite d’Emmanuel Macron en Syrie n’a pas été interrompue mardi 7 juillet 2026, malgré deux explosions entendues dans le centre de Damas, près de l’hôtel où le président français avait passé la nuit. Selon une source de sécurité syrienne citée par AFP, le chef de l’État est sain et sauf.
Une visite qui continue malgré l’alerte
Au moment des déflagrations, Emmanuel Macron n’était déjà plus à l’hôtel Four Seasons. Il avait quitté les lieux pour rejoindre le palais présidentiel, où il tient un entretien avec le président syrien Ahmad al-Chareh, d’après une équipe de l’AFP sur place.
C’est le point central. L’incident touche un périmètre très proche du lieu d’hébergement du président, mais il ne modifie pas, à ce stade, le déroulé officiel de la visite.
Ce que l’on sait des deux explosions
Les faits établis restent encore limités, mais ils sont précis sur un point, les deux détonations ont eu lieu à proximité immédiate de l’hôtel Four Seasons, dans le centre de Damas. Une bombe avait été placée dans une benne à ordures. L’autre se trouvait dans un véhicule proche de l’établissement.
De la fumée a été vue dans le secteur. Pour l’AFP, il s’agirait d’attentats à la bombe. Rien de plus n’est avancé ici sur les auteurs ou sur un éventuel bilan.
Pourquoi ce déplacement était tenu secret
La France n’avait pas voulu confirmer ce voyage avant l’atterrissage du président. La raison invoquée est claire, la sécurité. Le pays traverse encore un processus de pacification décrit comme fragile, après treize années de guerre civile.
Les autorités syriennes avaient bien annoncé dimanche la venue d’Emmanuel Macron. Mais sans donner la date. Ce détail, qui pouvait sembler secondaire, prend forcément un autre relief après les explosions de mardi matin.
Un retour français inédit depuis 2011
Cette séquence a aussi une portée diplomatique nette. Il s’agit du premier déplacement en Syrie d’un président français depuis ceux de Nicolas Sarkozy en 2008 et 2009.
Depuis, les relations avaient été rompues après la répression du Printemps arabe en 2011 par le pouvoir de Bachar al-Assad. La visite d’Emmanuel Macron, maintenue malgré l’alerte, s’inscrit donc dans un moment très sensible, à la fois sur le plan politique et sur le terrain.