Macron envisage encore l’envoi de troupes au sol en Ukraine

Le président a réitéré, lors d'une interview avec "The Economist", sa volonté d'envoyer des troupes en Ukraine si Moscou franchit les lignes de front. Cette décision pourrait-elle enflammer davantage la situation ?

  • Macron prêt à envisager l’envoi de troupes en Ukraine si demande ukrainienne.
  • Il souligne la nécessité d’une « crédibilité militaire européenne ».
  • Il identifie un « triple risque existentiel » pour l’Europe : sécurité, économie, démocratie.
  • Macron : vers une possible intervention en Ukraine

    Dans une interview accordée à The Economist, le président français Emmanuel Macron a réitéré sa position sur une possible intervention militaire en Ukraine, si la Russie devait franchir les lignes de front et à condition que l’Ukraine en fasse la demande officielle.

    Une position controversée

    Cette position avait déjà suscité la controverse en février dernier, quand le chef de l’État avait émis l’idée que l’envoi de troupes occidentales sur le sol ukrainien ne devait pas être exclu dans le futur. Cette déclaration avait provoqué des réactions mitigées parmi les pays européens et les États-Unis, bien que certains aient depuis montré une certaine ouverture à cette idée.

    La Russie : un danger imminent pour la sécurité européenne

    Lors de cet entretien, Macron a également mis en avant la menace que représente la Russie pour la sécurité en Europe. Selon lui, la Russie est engagée dans une logique de « guerre totale » et il est impératif de l’empêcher de remporter la victoire en Ukraine, sans quoi la sécurité européenne serait compromise.

    Un appel à la crédibilité militaire européenne

    Dans un contexte plus large, le président français a souligné l’importance d’établir une « crédibilité militaire européenne ». Il s’agit d’un appel qu’il avait déjà lancé lors d’un discours à la Sorbonne une semaine auparavant. Macron a également mis en garde contre le « triple risque existentiel » pour l’Europe : un risque militaire et de sécurité, un risque économique et un risque démocratique. Selon lui, il est crucial pour les Européens de se réunir et de construire un cadre cohérent pour la défense.