Lors de la célébration du 65e anniversaire de la Constitution, le chef de l'État a pris la parole pour discuter de nos institutions. Il a également évoqué la possibilité de quelques modifications à la Loi fondamentale.
Tl;dr
- Le Président a envisagé des réformes constitutionnelles lors du 65e anniversaire de la Constitution.
- Il a évoqué l’élargissement de l’usage du référendum et l’autonomie de la Corse et de la Nouvelle-Calédonie.
- Macron a affirmé que la Constitution devrait être révisée si nécessaire, rejetant l’idée d’une nouvelle République.
- Il a exprimé le souhait d’inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution.
Un discours présidentiel marquant pour l’avenir de la Constitution
Le 4 octobre 2023, lors du 65e anniversaire de la Constitution, le Président de la République, Emmanuel Macron, a prononcé un discours mémorable au Conseil constitutionnel. Il a évoqué plusieurs pistes pour réformer notre Loi fondamentale, abordant des sujets tels que l’usage du référendum, le statut de la Corse et de la Nouvelle-Calédonie, et l’avortement.
La nécessité d’une révision constitutionnelle
Dans son discours, le Président a rappelé l’importance de cette Constitution, la plus stable de notre histoire, fondée sur les grands principes de notre République : « Indivisible, laïque, démocratique et sociale ». Cependant, il a aussi affirmé que « notre Constitution doit être révisée lorsque c’est nécessaire », tout en excluant l’idée d’une nouvelle République et par conséquent, d’une nouvelle Constitution.
Élargir le champ du référendum
Emmanuel Macron a souligné les limites de notre institution et a suggéré qu’il était opportun de réfléchir à quelques évolutions. Il a proposé d’ouvrir le champ du référendum à d’autres questions et de simplifier le Référendum d’initiative partagée. Il a également abordé le statut de la Nouvelle-Calédonie et de la Corse, envisageant une révision constitutionnelle pour la Nouvelle-Calédonie et une forme d’autonomie pour la Corse.
Le droit à l’IVG dans la Constitution
En outre, le Président a appelé à « repenser » l’organisation territoriale et à ouvrir « une nouvelle étape de la décentralisation » dans le pays. Enfin, il a exprimé le souhait d’inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution « dès que possible ». Il avait déjà annoncé un projet de loi pour inscrire l’IVG dans la Constitution lors de la journée internationale des droits des femmes en mars 2023.