Macron vise à ancrer le consentement dans le droit français contre le viol
S'exprimant à l'association Choisir la cause des femmes, le Président de la République a fait part de son soutien à l'idée d'intégrer la notion de consentement dans la législation. Quelles pourraient être les implications d'une telle mesure ?
TL;DR
- Macron se prononce en faveur de l’inscription du consentement dans la loi.
- Il s’exprime lors d’un échange avec l’association féministe Choisir la cause des femmes.
- La notion de consentement n’est pas explicitement mentionnée dans la définition actuelle du viol.
Un pas vers la reconnaissance légale du consentement
Lors d’un échange récent avec Violaine Lucas, présidente de l’association féministe Choisir la cause des femmes, le président français, Emmanuel Macron, a marqué son soutien à l’inscription du consentement dans le droit français. Une position qui pourrait marquer un tournant décisif dans la législation du pays en matière de violences sexuelles.
Révision du Code pénal
Actuellement, l’article 222-23 du Code pénal français définit le viol comme « tout acte de pénetration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, ou tout acte bucco-génital commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise ». Toutefois, cette définition ne mentionne pas explicitement la notion de consentement. Un manquement que le chef de l’État souhaite rectifier.
Une demande forte du mouvement féministe
La notion de consentement a refait surface dans le débat public au cours des années 2010, principalement sous l’impulsion du mouvement #metoo. Depuis lors, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer une redéfinition de la législation sur le viol, intégrant explicitement le consentement. Le soutien exprimé par Macron pourrait ainsi constituer une avancée majeure dans ce combat.
Une confirmation attendue
« Je vais l’inscrire dans le droit français », a déclaré le président lors de l’échange, selon une information confirmée par l’AFP. Si cette déclaration se concrétise, elle marquera un jalon important dans la lutte pour les droits des femmes et la reconnaissance de la gravité des violences sexuelles en France.
