Macron vise à réguler l’usage des écrans pour les enfants : Pourquoi et comment?
Emmanuel Macron a fait plusieurs annonces et a particulièrement souligné le temps excessif que les enfants passent devant les écrans, indiquant qu'il prévoit une "régularisation" à venir. Quelles pourraient être ces mesures de régularisation ?
TL;DR
- Emmanuel Macron propose de réguler le temps passé par les enfants devant les écrans.
- Il se base sur les recommandations d’experts pour définir le « bon usage ».
- Des décisions concrètes sont attendues pour la fin mars.
Le président Macron s’attaque à la question du temps passé devant les écrans
Le président français, Emmanuel Macron, a récemment abordé une question préoccupante lors d’une conférence de presse : celle du temps que nos enfants passent devant les écrans. Il a souligné l’importance de réguler cette utilisation, insistant sur son impact potentiel sur le développement affectif, sensoriel et cognitif des plus jeunes.
Une question de société
Macron a affirmé que cette question est essentielle pour l’avenir de nos sociétés et de nos démocraties. Selon lui, il est crucial de déterminer le « bon usage » des écrans à la maison et en classe. Il a même suggéré que les écrans ont pu jouer un rôle dans les émeutes survenues à la suite de la mort du jeune Nahel.
« Si l’on a des adolescents dont le rapport à la vérité a été construit sur des réseaux où la différence entre vérité et contre-vérité n’est pas claire, bonjour la génération des complotistes. », a déclaré le président.
Sur quoi se base-t-il pour définir le « bon usage » ?
Emmanuel Macron assure s’appuyer sur les recommandations d’experts réunis la semaine dernière à l’Élysée. Une commission doit rendre des conclusions fin mars. Le président n’a pas encore précisé l’âge auquel s’appliquerait cette régulation.
« Je veux que les meilleurs scientifiques puissent nous dire « avant tel âge ce n’est pas raisonnable de mettre un enfant devant un écran ou entre tel âge et tel âge c’est pour tel usage ». »
Quelles mesures à venir ?
Macron a esquissé la possibilité d’interdictions ou de restrictions, soulignant la nécessité d’un consensus scientifique pour éclairer le débat public. L’objectif premier est d’accompagner les familles qui se trouvent sans mode d’emploi face à cette problématique. Pour des réponses plus concrètes, il faudra patienter jusqu’à la fin du mois de mars.
