Aux États-Unis, un acheteur a découvert trois cadavres dans une maison acquise sans visite. L’affaire relance les questions sur la saisie du bien.
En bref
- Trois corps trouvés après une vente aux enchères
- La maison n’avait pas pu être visitée
- La saisie pourrait être juridiquement contestée
L’acheteur veut désormais gagner du temps. Après avoir découvert trois corps dans la maison qu’il venait d’acquérir à Burlington, dans le Connecticut, Edward Marchion a saisi la justice pour demander le report de la signature définitive, le temps que l’enquête avance.
Une découverte au moment de prendre possession des lieux
En juin 2026, Edward Marchion a acheté aux enchères une maison de quatre chambres pour environ 460000 euros (525000 dollars). Le prix paraissait intéressant, le bien étant estimé à environ 569000 euros (650000 dollars). Mais la vente comportait une limite de taille, les enchérisseurs ne pouvaient pas visiter l’intérieur avant l’adjudication.
Quand il est entré pour la première fois dans la résidence, Edward Marchion y a trouvé trois cadavres en décomposition. La maison faisait l’objet d’une saisie immobilière visant ses anciens propriétaires.
Ce que l’on sait des victimes et de l’enquête
Deux corps ont été identifiés, celui de Sally Anne Cash, 54 ans, propriétaire du bien, et celui de son fils Brian, qui aurait eu 23 ans en juillet 2026. Des analyses ADN doivent encore confirmer l’identité du troisième corps, qui pourrait être celui du mari, Paul.
Selon la police, les décès sont isolés et aucun crime n’a été commis. Les enquêteurs n’ont pas déterminé ni la cause des morts, ni la date précise des décès. Les analyses ont aussi écarté la présence de traces de monoxyde de carbone.
Une procédure de saisie désormais contestée
Le couple avait acheté cette maison en 2019. D’après les éléments connus, les remboursements d’environ 2630 euros (3000 dollars) par mois se sont arrêtés fin 2024, ce qui a déclenché la procédure de saisie en août 2025.
Mais un point reste central. Les autorités américaines n’ont pas pu établir si les propriétaires étaient déjà morts au moment où cette procédure a commencé. Si c’était le cas, la saisie pourrait être jugée viciée, donc nulle. Des héritiers de la famille Cash pourraient alors récupérer le bien en remboursant les dettes.
Le voisinage s’interroge sur les contrôles
Avant la découverte, la vente avait attiré une vingtaine d’enchérisseurs. Tous avaient examiné la maison uniquement depuis l’extérieur. Dans ce type de procédure, les occupants peuvent légalement rester sur place et ne sont pas obligés de laisser entrer d’autres personnes avant la vente publique.
Cette règle laisse des voisins perplexes. Michael NeJaime a confié au Wall Street Journal, « Je ne sais pas si j’aurais encore envie d’acheter cette maison après ça ». De son côté, Matt Turner s’est étonné qu’aucun contrôle n’ait permis de vérifier l’intérieur. Et Ben Kramer, président de Bio-One, a rappelé que des décès passent parfois inaperçus dans des maisons plus souvent qu’on ne l’imagine.