Une enquête montre que la masturbation ne répond plus seulement à la recherche de plaisir. Stress, sommeil et sex-toys pèsent aussi dans les usages.
En bref
- Le plaisir reste le premier motif
- Stress et sommeil comptent aussi
- Les femmes utilisent plus de sex-toys
La masturbation reste d’abord liée au plaisir, mais l’usage déclaré par les Français glisse aussi vers le bien-être. C’est ce que montre le Sex Report 2026 de Adam et Eve, réalisé en septembre 2025 auprès de 1 056 répondants âgés de 18 à 65 ans.
Le plaisir reste central, mais il n’est plus seul
Dans cette enquête, 51 % des personnes interrogées disent se masturber avant tout pour ressentir du plaisir. Mais le tableau ne s’arrête plus là. 21 % citent la gestion du stress, et 18 % évoquent l’aide à l’endormissement.
Résultat, la pratique n’apparaît plus seulement comme une recherche d’orgasme. Elle s’inscrit aussi dans une logique plus large, celle d’un moment pour soi, avec une dimension de détente assez nette.
Le soir s’impose comme le moment clé
Le créneau préféré arrive très loin devant les autres. 46 % des répondants disent se masturber le soir, avant de s’endormir. Le matin au réveil reste beaucoup plus loin, à 17 %.
Ce décalage colle à des effets déjà connus autour de l’orgasme, avec détente musculaire, baisse du stress et sensation d’apaisement. L’enquête cite aussi une étude du Institut Kinsey, à l’université de l’Indiana, selon laquelle 14 % des femmes ont recours à la masturbation pour soulager des symptômes liés à la ménopause.
Les sex-toys gagnent du terrain, surtout chez les femmes
Les mains restent la méthode la plus utilisée. Mais les sex-toys prennent une place visible dans les habitudes.
Au total, 20 % des personnes interrogées disent en utiliser. Et l’écart est marqué chez les femmes, où cette part monte à 40 %. Bon, ce n’est pas un basculement complet des pratiques, mais la progression est nette.
Une pratique encore très masculine, malgré une hausse chez les femmes
L’autre enseignement, c’est l’écart entre hommes et femmes. Parmi les répondants, 19 % disent se masturber plusieurs fois par semaine. Dans ce groupe, les hommes sont 26 %, contre 11 % pour les femmes.
Mais la fréquence progresse chez ces dernières. 27 % des femmes déclarent se masturber plusieurs fois par mois, contre 21 % en 2025. Au quotidien, l’écart reste large, avec 10 % des hommes qui disent se masturber chaque jour, contre 2 % des femmes.
La pratique se banalise donc, sans gommer les différences de rythme. Et c’est sans doute le point le plus concret de cette enquête, la masturbation reste un sujet de plaisir, mais elle touche aussi au sommeil, au stress et aux usages du quotidien.