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Michel Fourniret : sur un matelas saisi chez sa soeur, une dizaine d’ADN retrouvés

Actualité
Par Jérôme,  publié le 23 septembre 2020 à 18h00.

Le matelas qui avait été saisi en 2003 a de nouveau été analysé. Ces nouveaux éléments vont peut-être permettre de résoudre certaines affaires non élucidées.

Mardi, Le Parisien révélait qu’une dizaine de traces ADN a été retrouvée sur un matelas qui avait été saisi en 2003 chez la soeur défunte de Michel Fourniret, à Ville-sur-Lumes (Ardennes). De nouveaux éléments qui sont apparus alors que la pièce de literie a été à nouveau examinée à l’aide de techniques plus poussées. Parmi ces ADN, ceux d’Estelle Mouzin et de Céline Saison, affaires pour lesquelles l’homme a été condamné. Mais aussi, d’autres non identifiés et qui vont être comparés par l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) à des affaires restées mystérieuses.

« Il n’a jamais cessé son activité »

Le quotidien avance encore que les enquêteurs ont environ trente affaires non élucidées dans leur viseur, comme la disparition de Marion Wagon en 1996, ou de Cécile Vallin, en 1997. Gérard Chemla, avocat de victimes de Michel Fourniret, a indiqué à BFMTV : « Il n’a jamais cessé son activité »; tout en espérant que certains de parents d’enfants disparus pourront « avoir des réponses ».

La décennie 90 scrutée en priorité

Entre 1991 et 1999, rien n’est officiellement imputé à « l’Ogre des Ardennes », qu’il s’agisse d’une disparition ou d’un meurtre. C’est donc sur cette décennie que les enquêteurs de l’OCRVP vont se tout particulièrement se pencher. Car comme l’estime Jean-Luc Ployé, psychologue ayant expertisé le couple, « Le pacte criminel passé par Monique Olivier et Michel Fourniret était le ciment de leur relation. Il est donc difficile de les imaginer appuyer sur un bouton pause pendant 10 ans ». En 2005, la Direction centrale de la police judiciaire évaluait le nombre de victimes potentielles à 70.

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