Militante palestinienne assignée à résidence à Marseille suite à la guerre Israël-Hamas

Ce lundi 16 octobre, Mariam Abou Daqqa, activiste engagée au sein du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), a été placée en résidence surveillée en prévision d'une éventuelle expulsion.

  • Mariam Abou Daqqa, militante du FPLP, a été assignée à résidence en France.
  • Elle contestera en justice cette possible expulsion.
  • Le FPLP est une organisation considérée comme terroriste par l’UE.
  • Le gouvernement français craint un trouble à l’ordre public lié à ses conférences.

Mariam Abou Daqqa : Une assignation à résidence controversée

Mariam Abou Daqqa, figure du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), s’est retrouvée assignée à résidence dans les Bouches-du-Rhône le 16 octobre dernier. Cette dernière, en France pour une série de conférences, a fait face à une possible expulsion qu’elle prévoit de contester en justice.

Une organisation sous le feu des critiques

Le FPLP, dont Mariam est une militante, est considéré comme une organisation terroriste par l’Union européenne. Cependant, Mariam se défend d’être une terroriste. «Je ne suis pas une terroriste mais une activiste de gauche qui ne vient (en France) que pour parler des droits des femmes et des Palestiniens», a-t-elle déclaré à sa sortie d’un commissariat de Marseille.

Des conférences jugées problématiques

Le ministère de l’Intérieur a souligné que le contexte actuel de ses conférences en France pourrait constituer un trouble à l’ordre public. La militante est en effet membre du bureau politique du FPLP à Gaza, et cela soulève des questions quant à l’impact potentiel de ses interventions sur le public français.

Dans son arrêté d’expulsion notifié à la concernée, le ministère a précisé que Mariam Abou Daqqa disposait d’un visa délivré par les services consulaires français à Jérusalem en août, avant l’escalade de violences entre Israël et le mouvement Hamas.

En attendant l’organisation matérielle de son départ, elle est assignée à résidence pendant 45 jours, avec des restrictions concernant ses déplacements.

Une décision contestée

La décision a provoqué des remous, notamment auprès de Pierre Stambul, porte-parole de l’Union juive française pour la paix (UJFP), qui a qualifié l’arrêté d’expulsion de décision illégale. Plusieurs de ses conférences ont été interdites par les autorités françaises, alimentant le débat sur la liberté d’expression et le respect des droits fondamentaux.