Motards en colère : appel au boycott du contrôle technique jugé « inutile » et « scandaleux
Les motards sont en constante opposition face à l'instauration du contrôle technique pour les deux-roues, une mesure qu'ils estiment être sans valeur et préjudiciable. Quel sera l'aboutissement de leur lutte ?
TL;DR
La grogne des motards contre le contrôle technique
L’instauration du contrôle technique obligatoire pour les deux-roues, effective depuis le 15 avril 2024, suscite une vague de contestations parmi les motards français. Ils la qualifient d’« inutile » et de « contre-productive ».
« C’est du foutage de gueule », déclare Eric Thiollier, animateur de réseau à la Fédération Française des Motards en colère (FFMC), ajoutant que cette mesure « va emmerder 90 % des motards ».
Une mesure jugée injuste
La controverse se focalise sur l’injustice que subissent les motards. Ceux-ci s’indignent d’être contraints de soumettre leurs véhicules méticuleusement entretenus à un contrôle technique. Cette mesure serait imposée à cause d’une minorité de motards peu scrupuleux.
Les motards soulignent également le manque de formation des contrôleurs. Eric Thiollier critique le fait de devoir payer 80 euros pour un contrôle effectué par quelqu’un qui « ne connaît pas les motos ».
Un boycott du contrôle technique envisagé
Dans ce contexte, certains motards envisagent un boycott du contrôle technique. Frédéric Jeorge, motard dans les Alpes, déclare qu’il ne présentera « certainement pas » son véhicule au contrôle technique. Laurent, un autre motard, partage cet avis et s’exclame : « Je boycotte le contrôle technique ».
Laurent appelle à la « désobéissance civile », envisageant une coalition des agriculteurs, motards, taxis, chauffeurs routiers qui pourraient se regrouper pour faire entendre leur voix.
Des voix en faveur du contrôle technique
Malgré les contestations, certaines voix s’élèvent en faveur du contrôle technique. Franck-Olivier Torro, porte-parole de l’association Ras-le-Scoot, se dit « très favorable » au contrôle technique imposé aux deux-roues motorisés. Il souligne que cette mesure permettrait de « contrôler les niveaux de nuisances atmosphériques et sonores. »
En somme, le débat sur le contrôle technique des deux-roues est loin d’être terminé et les positions des uns et des autres restent fortement polarisées.
