Motards encouragent à dénoncer les centres proposant des contrôles techniques pour motos
Les motards commencent à recenser les centres de contrôle technique en prévision de son application obligatoire pour les deux-roues dès le 15 avril 2024, ce qui pourrait générer une certaine pression. Quels seront les impacts de cette nouvelle réglementation ?
TL;DR
- Le contrôle technique sera obligatoire pour les deux-roues à partir du 15 avril 2024.
- Les motards en colère résistent et lancent le hashtag #BalanceTonCentre.
- La Fédération française des Motards en colère propose des alternatives.
Les motards en colère face au contrôle technique obligatoire
Le crissement des pneus sur le bitume n’est qu’un avant-goût de la colère qui gronde parmi les motards français. Le 15 avril 2024, un contrôle technique sera obligatoire pour les deux-roues, une décision qui ne passe pas. Pour exprimer leur mécontentement, les motards ont lancé le hashtag #BalanceTonCentre.
Mobilisation et résistance
La Fédération française des Motards en colère (FFMC) a confirmé deux jours de mobilisation les 13 et 14 avril 2024. « On entre en résistance », insiste Éric Thiollier, coordinateur national de la FFMC. L’objectif est de mettre la pression sur les centres de contrôle technique qui réaliseront ces vérifications, en les identifiant sur une carte interactive. Sur les 6 000 centres en France, la moitié seulement souhaite adhérer à cette nouvelle mesure.
Le contrôle technique en question
Le contrôle technique moto, rendu obligatoire après dix ans de négociations, concernera les deux-roues motorisés de 50 cm³ et plus, les trois-roues, les voitures sans permis, les scooters et les quads. Les tarifs devraient avoisiner les 50 euros. Les véhicules seront contrôlés sur leur direction, éclairage, pneumatique et suspensions.
Cependant, la FFMC conteste l’argument sécuritaire de ce contrôle. Selon une étude de 2008 citée par l’organisation, seulement 0,3 % des accidents de moto seraient dus à l’état du véhicule. La majorité des accidents seraient causés par des défaillances humaines.
Des alternatives proposées
Face à cette mesure, la FFMC a déjà ébauché des alternatives. Parmi elles, une formation renforcée pour les automobilistes afin de mieux repérer les motards sur la route. Également, la rénovation des infrastructures routières, jugées par l’association comme étant dix à cent fois plus accidentogènes que l’état du véhicule.
