Mpox : Transmission du virus de la variole du singe qui alarme les autorités
Le virus de la variole du singe, initialement transmis d'animaux à humains, se propage désormais entre personnes par contact sexuel ou cutané. Cela vous inquiète-t-il ?
TL;DR
- Le virus de la variole du singe, d’abord transmis d’animaux à humains, est maintenant transmis par relations interhumaines.
- Plus de 18 700 cas suspectés ou confirmés depuis le début de l’année, et une contamination détectée en Suède.
- Le virus est une anthropozoonose, c’est-à-dire une maladie qui ne touche pas uniquement les humains.
L’évolution de la variole du singe : de l’animal à l’homme
La variole du singe, également connue sous le nom de Monkeypox, est un virus qui a resurgit sur le continent africain avec plus de 18 700 cas suspectés ou confirmés depuis le début de l’année, et une contamination détectée en Suède, la première hors d’Afrique. Ce virus, d’origine animale, s’est adapté à la transmission interhumaine en raison de nos modes de vie modernes.
Un système de santé en état de vigilance maximale
Face à cette recrudescence, le Premier ministre démissionnaire, Gabriel Attal, a annoncé le placement du système de santé français « en état de vigilance maximale ». Malgré cela, en France, l’épidémie reste limitée pour le moment. Le professeur Jean-Daniel Lelièvre, ex-chef du service immunologie et maladies infectieuses à l’hôpital Henri Mondor, éclaire cette situation : « À la base, c’est la variole tout court que l’on pouvait attraper, une des maladies qui a fait le plus de morts depuis le début de l’évolution de l’humanité, et qui était liée aux échanges entre l’homme et l’animal.»
Une transmission facilitée par l’évolution de nos modes de vie
Les modes de vie modernes ont facilité la transmission du virus. Nos interactions humaines démultipliées et nos contacts réguliers avec les animaux ont permis à des virus auparavant silencieux de resurgir. Le virus de la variole du singe est un exemple typique de cette évolution. La rapidité des voyages intercontinentaux a également joué un rôle dans la diffusion rapide du virus.
Des risques accrus avec l’arrêt de la vaccination
La deuxième raison de cette transmission facilitée est l’arrêt de la vaccination contre la variole. « Aujourd’hui, on ne vaccine plus contre la variole », ajoute Jean-Daniel Lelièvre. Cela signifie que, à part les personnes plus âgées, plus personne n’est protégée dans notre société. Alors qu’un vaccin contre la variole pouvait pourtant protéger, dans une certaine mesure, de la Monkeypox.
En termes de transmission, le virus se transmet par contact physique étroit avec une personne infectée. « En fait, on parle plutôt de transmission cutanée (par la peau) et respiratoire, au moment des actes sexuels, et non pas par le contact sexuel, génital.» a clarifié Jean-Daniel Lelièvre.
