Mystérieuse hécatombe d’oursins menace les coraux de la Mer Rouge
Une maladie inconnue est en train de décimer une population d'oursins, qui jouent un rôle essentiel dans la préservation des coraux.
Tl;dr
- Un mal inconnu décime une population d’oursins cruciale pour les récifs coralliens de la mer Rouge.
- L’enquête a débuté en janvier lorsque de nombreux oursins ont été découverts morts.
- La disparition des oursins pourrait avoir un impact dévastateur sur l’environnement.
- Les scientifiques étudient des solutions pour contrer cette épidémie mortelle.
Un fléau mystérieux menace les récifs coralliens de la Mer Rouge
Les récifs coralliens emblématiques de la mer Rouge sont en danger. Un mal inconnu décime une population d’oursins, éléments essentiels à leur survie.
La situation a pris une tournure inquiétante à Eilat, une ville située à la pointe sud d’Israël. C’est là que Lisa-Maria Schmidt, chercheuse de l’Université de Tel-Aviv, et ses collègues ont fait une découverte alarmante.
Une enquête sur un mal inconnu
En janvier, les chercheurs ont appris qu’une population d’oursins, précisément le Diadema setosum, avait été dévastée en un temps record. Sur un site connu pour sa profusion de ces oursins, ils n’ont trouvé que des « squelettes et des amas d’épines ».
Les premières suppositions ont pointé vers un déversement accidentel de produits chimiques ou un épisode de pollution. Cependant, ces hypothèses ont été écartées lorsque les oursins élevés par les chercheurs dans des cuves alimentées par l’eau de la mer Rouge ont également succombé.
Les conséquences d’une disparition
Les Diadema setosum sont l’espèce d’oursins la plus répandue au large d’Eilat. Leur disparition pourrait avoir un impact dévastateur sur l’environnement. En effet, ces oursins marins consomment des algues à croissance rapide, empêchant ainsi ces dernières de recouvrir les coraux et de les priver de la lumière nécessaire à leur croissance.
Il est important de noter que, malgré leur couverture de seulement 0,2% de la surface des mers, les récifs coralliens abritent plus de 25% de la biodiversité marine mondiale.
Des solutions à l’étude
Pour l’instant, mettre un terme à la contagion semble impossible. Néanmoins, les chercheurs envisagent d’élever des oursins en captivité avant de les relâcher dans la mer Rouge une fois le danger écarté.
Si l’origine de ces disparitions est confirmée comme étant des agents pathogènes arrivant par la mer, des mesures pourraient être prises pour nettoyer les embarcations et minimiser le risque de propagation. Comme le souligne un chercheur, si nous faisons face à un parasite mortel, alors le prochain est déjà « en route ».
