NFP : Négociations en cours, impasse persistante pour la nomination du Premier ministre
Les discussions continuent à gauche pour s'accorder sur un candidat unanime pour le poste de Premier ministre, mais le Parti Socialiste et la France Insoumise se livrent une bataille acharnée. Qui va finalement l'emporter ?
TL;DR
- Impasse dans les négociations pour un Premier ministre au Nouveau Front Populaire
- La France Insoumise propose de se concentrer sur la présidence de l’Assemblée nationale
- La démission du gouvernement d’Emmanuel Macron est prévue avant le début de la 17ᵉ législature
Les négociations au point mort
Le choix d’un nouveau Premier ministre pour le Nouveau Front Populaire (NFP) engendre de nouvelles tensions dans le paysage politique de gauche. Le Parti Socialiste (PS) et La France Insoumise (LFI) sont dans une impasse suite au rejet de la nomination d’Huguette Bello ce lundi 15 juillet 2024, alors que la démission de Gabriel Attal, l’actuel Premier ministre, semble imminente.
La proposition de La France Insoumise
Face à cette situation bloquée, la LFI avance une alternative : choisir un candidat pour la présidence de l’Assemblée nationale, dont l’élection est prévue le 18 juillet. Selon eux, cela contraindrait Emmanuel Macron à nommer un Premier ministre issu du camp de gauche. « Plutôt que de perdre du temps encore dans des palabres sans fin qui n’avancent pas et qui n’aboutissent pas (…), le Nouveau Front Populaire doit s’accorder immédiatement sur une candidature commune à la présidence de l’Assemblée nationale. », déclare Manuel Bombard, coordinateur de la LFI.
Les tensions persistent
Les accusations fusent de part et d’autre. Manuel Bompard reproche au PS un « refus permanent, incessant de l’ensemble des propositions qui sont posées sur la table », tandis que le député PS du Calvados Arthur Delaporte assure qu’aucun blocage n’existe dans les discussions. Malgré ces désaccords, la députée EELV de Paris, Sandrine Rousseau, met en garde contre un affaiblissement du NFP qui pourrait bénéficier à Emmanuel Macron.
Un gouvernement sur le départ
Parallèlement à ces tractations, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a laissé entendre sur franceinfo que la démission du gouvernement actuel pourrait intervenir d’ici mardi ou mercredi. « J’ai crû comprendre qu’il fallait que les parlementaires qui avaient été élus et qui étaient ministres puissent voter jeudi pour la présidence de l’Assemblée nationale (…) donc j’ai cru comprendre que mardi ou mercredi ce gouvernement serait démissionnaire mais je n’en ai pas la certitude. », déclare-t-il.
