Nicole Belloubet se défend face à la polémique des groupes de niveau : ‘Je ne suis pas sous tutelle’
Le gouvernement reste ferme sur sa position concernant les groupes de niveau, ou comme la ministre de l'Éducation nationale préfère les appeler, les "groupes de besoin". Quels sont vos pensées sur cette approche ?
TL;DR
- Le gouvernement maintient sa proposition de « groupes de niveau » dans l’éducation.
- La ministre de l’Éducation nationale préfère le terme « groupes de besoin ».
- 2300 postes supplémentaires ont été déployés pour mettre en place ces groupes.
Le débat autour des « groupes de niveau »
Le gouvernement français ne faiblit pas dans sa détermination à mettre en place les « groupes de niveau » dans le système éducatif. La ministre de l’Éducation nationale, Nicole Belloubet, a réaffirmé cet engagement lors de son passage sur franceinfo le vendredi 15 mars 2024, malgré les controverses et les critiques.
Les « groupes de besoin »
La ministre refuse toutefois de désigner ces groupes comme « groupes de niveau » et leur préfère l’appellation « groupes de besoin ». Cette nuance terminologique trouve son origine dans la volonté de mettre l’accent sur les besoins des élèves plutôt que sur leur niveau. La mise en place de ces groupes a cependant soulevé des interrogations et des critiques de la part des enseignants et des sociologues.
Une initiative soutenue malgré les controverses
Face à ces remous, Nicole Belloubet a été contrainte de se justifier, insistant sur son autonomie en tant que ministre et sur le fait que l’initiative n’était pas une imposition du Premier ministre, son prédécesseur à la tête de l’Éducation nationale. Elle a également rappelé que l’objectif de ces groupes était d’assurer la progression des élèves.
Le déploiement de 2300 postes supplémentaires
La ministre a souligné que le gouvernement avait déployé 2300 postes supplémentaires pour la mise en place de ces groupes. Un effort qu’elle qualifie de « considérable », permettant de répondre aux besoins des établissements scolaires malgré leurs craintes exprimées.
Il faut noter que ces « groupes de niveau » sont souvent perçus comme un frein pour les élèves les plus en difficulté, comme l’explique Cindy Alarco dans son mémoire La différenciation pédagogique par le travail en groupes de besoins (2017).
