Nicole Belloubet soutient l’idée de journées sans téléphone au collège dès la rentrée
La ministre de l'Education nationale a annoncé le vendredi 31 mai 2024, son intention d'instaurer une "pause numérique" dans un collège par département pour la rentrée 2024. Quels pourraient en être les bénéfices ou les inconvénients ?
TL;DR
- La ministre de l’Éducation nationale envisage une « pause numérique » en 2024.
- Les collèges testeront l’interdiction des portables.
- Cette mesure répond à un rapport sur l’impact des écrans sur les jeunes.
Une « pause numérique » à l’école
En qualité d’observateur de l’actualité depuis deux décennies, j’annonce une nouvelle intéressante pour les parents et les enseignants. Nicole Belloubet, notre ministre de l’Education nationale, a partagé son intention de lancer une « pause numérique » à la rentrée 2024. Cette initiative sera testée dans un collège par département.
Le rapport sur l’exposition des jeunes aux écrans
Cette décision s’inscrit dans la dynamique gouvernementale visant à favoriser un « bon usage des écrans ». Un récent rapport soumis à Emmanuel Macron a émis plusieurs recommandations : pas d’écran avant trois ans, déconseillé avant six ans, pas de téléphone avant 11 ans, pas de smartphone avant 13 ans et pas de réseaux sociaux « éthiques » avant 15 ans. Ces préconisations visent à limiter l’impact potentiellement néfaste d’une exposition excessive aux écrans chez les jeunes.
Le plan d’action
L’interdiction des portables dans les collèges est l’une des mesures concrètes envisagées par Mme Belloubet. Cette « expérimentation de la pause numérique » impactera « au moins un collège par département », a-t-elle précisé. La ministre a exprimé son désir d’aller plus loin, « si c’est possible ».
« En réalité, la loi interdit déjà les téléphones. Le problème pour nous, c’est de passer de ce que dit la loi à l’effectivité. »
Des conséquences parfois dramatiques
L’usage des portables au collège peut avoir des « conséquences parfois dramatiques », a déclaré la ministre. Elle a souligné les risques associés à l’utilisation des réseaux sociaux au sein des établissements scolaires. Un exemple récent est l’agression de Samara, une collégienne à Montpellier, qui a été organisée sur ces plateformes. Ce triste évènement a renforcé la volonté de Nicole Belloubet de mettre en place cette « pause numérique ».
