Niger Putsch: État de l’évacuation des ressortissants français – où en sommes-nous?
On s'attend à ce que les réponses arrivent "tard dans la nuit" en France. Par contre, l'évacuation des troupes françaises stationnées au Niger n'est "pas envisagée" d'après les informations fournies par l'état-major français.
Évacuation des civils français et européens au Niger
Dans la nuit de mardi 1er août, des avions ont quitté la France en direction du Niger afin de rapatrier les civils français et européens suite au coup d’état de la semaine dernière. Les aéronefs, dont deux Airbus A330 capables de transporter plus de 200 passagers chacun, ont décollé du Sud de la France vers l’aérodrome civil de Niamey, comme l’a confirmé l’État-major des armées françaises lors d’une conférence de presse.
Il est à noter que c’est la première fois qu’une telle opération d’évacuation massive a lieu dans la région du Sahel, malgré les récents coups d’État au Mali et au Burkina Faso depuis 2020.
Retour en France prévu « tard dans la nuit »
L’évacuation concerne uniquement les civils français et européens qui ont volontairement choisi de quitter le pays, a déclaré l’État-major français. Les retours en France sont prévus « tard dans la nuit », bien que les détails précis concernant les heures d’arrivée et les aéroports de destination n’aient pas été communiqués.
Actuellement, environ 600 Français résident au Niger, selon le Ministère français des Affaires étrangères. Cependant, le nombre exact de ceux qui ont décidé de partir n’a pas été divulgué. Par ailleurs, l’État-major français a affirmé que l' »évacuation des militaires français au Niger n’est pas à l’ordre du jour ».
Une opération « en coordination » avec les forces nigériennes
Le Colonel Pierre Gaudillière, porte-parole de l’État-major des armées, a apporté des précisions sur l’opération lors de son passage à BFMTV le 1er août. Deux des trois avions ont atterri à Niamey et sont en train d’embarquer les ressortissants, tandis que le troisième se prépare à décoller.
Ces opérations se déroulent en « coordination technique » avec les forces nigériennes qui gèrent l’aéroport civil. Une « cinquantaine de militaires s’occupent d’aider à embarquer les ressortissants », a ajouté le porte-parole.
Une centaine de Français attendaient d’être évacués à la mi-journée
Selon un journaliste de l’AFP présent à l’aéroport de Niamey, une centaine de Français attendaient d’être évacués en milieu de journée, sous la surveillance de militaires nigériens et français. Les ressortissants sont arrivés « par leurs propres moyens » à l’aéroport civil, a précisé le Colonel Pierre Gaudillière.
La France pourrait également évacuer « des ressortissants européens qui souhaiteraient quitter le pays ».
Des violences contre la France justifient l’évacuation
Le Ministère des Affaires étrangères a justifié cette décision par les « violences qui ont eu lieu contre notre ambassade avant-hier » lors d’une manifestation hostile à la France et par « la fermeture de l’espace aérien qui laisse nos compatriotes sans possibilité de quitter le pays par leurs propres moyens ».
La France, ex-puissance coloniale dans la région et soutien indéfectible du président Bazoum, retenu depuis le 26 juillet dans sa résidence présidentielle, semble être la cible privilégiée des militaires qui l’ont renversé, dirigés par le général Abdourahamane Tiani.
Malgré la situation, l’ambassade de France au Niger « reste ouverte », a assuré le Colonel Pierre Gaudillière sur BFMTV.
