Parvovirus en France : Qu’est-ce que cette infection mortelle qui a déjà tué cinq bébés en 2024 ?
Santé publique France alerte sur une augmentation considérable des cas de "parvovirus B19" ces derniers mois, ayant déjà causé la mort de cinq bébés en 2024. Quelles mesures pouvons-nous prendre pour contrer cette recrudescence ?
TL;DR
- Le « parvovirus B19 » est en forte recrudescence en France.
- Le nombre de morts, en particulier de bébés, augmente considérablement.
- Il n’existe aucun vaccin ou traitement spécifique pour cette maladie.
Une nouvelle menace sanitaire : le parvovirus B19
Selon Santé publique France (SPF), une recrudescence de l’infection par le « parvovirus B19 » est en cours. Ce virus, relativement discret ces dernières années, a atteint un pic sans précédent en mars 2024.
Une hausse inquiétante des décès
L’augmentation du nombre de décès est particulièrement préoccupante. Alors que la moyenne était de 1,8 décès par an, cinq bébés ont succombé à l’infection depuis le début de l’année. SPF précise que quatre d’entre eux sont des nouveau-nés ayant contracté l’infection de manière congénitale.
Qu’est-ce que le parvovirus B19 ?
Le parvovirus fait partie de la famille des parvoviridae. Il se transmet principalement par voie respiratoire, par exemple par des gouttelettes ou des éternuements. Une personne peut également être infectée en touchant un objet contaminé par une personne malade. La maladie peut se manifester par de la fièvre, des maux de tête, un nez qui coule ou encore des maux de ventre.
Qui est touché ?
Jusqu’à récemment, le parvovirus B19 affectait principalement les adultes. Cependant, depuis quelques mois, les nouveau-nés sont également touchés. Les personnes immunodéprimées, atteintes d’anémie chronique et les femmes enceintes sont particulièrement à risque. Il est important de noter qu’il n’existe actuellement ni vaccin ni traitement spécifique contre le parvovirus B19.
L’ampleur de l’infection
Selon les données de Santé Publique France, l’épidémie est en cours depuis mai 2023. Depuis lors, le nombre de cas positifs a fortement augmenté. Actuellement, l’infection atteint des niveaux bien supérieurs à ceux des périodes pré-Covid, touchant toutes les régions à des degrés divers.
Enfin, l’épidémie est toujours en phase ascendante, avec une augmentation du nombre de cas d’infections sévères. Cette tendance a été signalée par des médecins urgentistes et réanimateurs, bien que ces données n’aient pas encore été quantifiées.
