D’ici au 31 décembre 2026, les communes doivent supprimer certaines places avant les passages piétons. Une règle de sécurité qui peut aussi coûter 135 euros.
En bref
- Des places vont disparaître avant les passages piétons
- Les communes ont jusqu’au 31 décembre 2026
- L’amende peut atteindre 135 euros
Se garer trop près d’un passage piéton peut déjà coûter 135 euros. D’ici au 31 décembre 2026, cette règle va surtout devenir beaucoup plus visible, parce que les communes doivent mettre leur voirie en conformité et supprimer les emplacements concernés.
Le changement ne sort pas de nulle part. Il vise le stationnement motorisé situé dans les cinq mètres avant un passage piéton, afin d’améliorer la vue entre automobilistes et piétons. Pour vous, cela veut dire moins de places dans certaines rues, surtout là où l’offre est déjà serrée.
Une règle ancienne qui arrive à son terme
Cette obligation vient de la loi d’orientation des mobilités, promulguée le 24 décembre 2019. Son article 52 a introduit dans le Code de la voirie routière un principe simple, aucun emplacement ne peut être aménagé sur la chaussée dans les cinq mètres qui précèdent un passage piéton pour les véhicules motorisés.
Les communes ont eu un délai pour adapter l’existant. Ce délai s’arrête à la fin de 2026. Elles doivent donc repérer les places concernées, refaire le marquage et prévenir les habitants.
Les cinq mètres ne s’appliquent pas partout autour du passage
Point important, la distance se mesure en amont du passage piéton, dans le sens de circulation. Il ne s’agit donc pas d’effacer systématiquement cinq mètres de chaque côté de chaque traversée.
Autre précision, l’interdiction concerne les voitures et les motos. Les espaces libérés peuvent rester affectés à d’autres usages, notamment aux cycles, aux vélos à assistance électrique ou à certains engins de déplacement personnel. Les communes peuvent aussi y installer des arceaux vélos ou d’autres aménagements, à condition de ne pas recréer un masque pour la visibilité.
Des rues à refaire, et des habitudes à revoir
Pour les collectivités, ce n’est pas qu’un détail de peinture au sol. Il faut revoir des rues entières, neutraliser des places et parfois compenser ailleurs. À Orléans Métropole, 565 places doivent ainsi disparaître avant l’échéance.
Bon, l’impact ne sera pas identique partout. Mais dans les centres-villes et les quartiers déjà tendus, trouver une place risque de devenir un peu plus long. Les habitants devront parfois anticiper leurs trajets et regarder ce que leur mairie propose comme nouvelles zones ou réorganisations.
Pourquoi la mesure compte aussi pour votre sécurité
Le fond du sujet, c’est la visibilité. Une voiture garée juste avant un passage piéton peut cacher un enfant, une personne âgée ou un piéton prêt à traverser. Et le conducteur, lui, voit plus tard.
Le Code de la route, via l’article R. 417-11, classe ce stationnement comme très gênant. L’amende forfaitaire est de 135 euros. Dans certains cas, une immobilisation ou une mise en fourrière peut aussi suivre. Clairement, mieux vaut vérifier la signalisation locale avant de laisser sa voiture dans un espace qui paraît libre.