Afin de prévenir les réservations non honorées, il est de plus en plus courant pour les restaurateurs de demander à leurs clients de fournir leurs coordonnées bancaires à l'avance ou de régler l'addition en avance. C'est une pratique qui est parfaitement légale.
- Des restaurateurs demandent une empreinte bancaire ou un prépaiement pour éviter les no-shows.
- L’empreinte bancaire réduit presque à 0% le taux de no-show, selon Damien Rodière, DG de TheFork.
- Le prépaiement de l’addition est une pratique en augmentation, bien que marginale comparée à l’empreinte bancaire.
- Ces deux pratiques, bien que légales, ne sont pas encore dans les mœurs des clients de restaurant.
Afin de combattre le phénomène de « no-show » – lorsqu’un client réserve une table sans se présenter – de plus en plus de restaurateurs en France ont recours à des stratégies de prépaiement ou d’empreinte bancaire. Ces pratiques, bien que légales, suscitent des débats.
Une empreinte bancaire pour contrer les no-shows
Face à l’augmentation des no-shows, qui impactent considérablement leur chiffre d’affaires, certains restaurateurs ont mis en place des tactiques offensives. Ainsi, ils peuvent demander l’empreinte bancaire du client en amont de sa venue ou même exiger un prépaiement de l’addition.
La plateforme de réservation en ligne TheFork, qui collabore avec environ 14 000 établissements en France, a adopté cette pratique depuis au moins cinq ans. Selon Damien Rodière, directeur général pour la zone Europe de l’Ouest de TheFork, l’empreinte bancaire a réduit le taux de no-show « quasiment à 0% ».
Le prépaiement, une solution montante
Allant plus loin que l’empreinte bancaire, certains établissements, comme l’Odas, un restaurant étoilé à Rouen, ont fait le choix du prépaiement. En effet, le client est moins tenté de faire un no-show s’il a déjà réglé son repas. Cette pratique est également légale et a doublé entre 2021 et 2022 selon Zenchef, un autre site de réservation en ligne.
Des pratiques qui divisent les clients
Malgré leur efficacité, l’empreinte bancaire et le prépaiement ne sont pas encore ancrées dans les habitudes des clients de restaurant. Selon Damien Rodière, de nombreux clients quittent la page web dès qu’on leur demande leur carte bleue pour une réservation.
En conclusion, si ces pratiques peuvent aider à réduire le phénomène de no-show, elles doivent être utilisées avec parcimonie pour ne pas décourager les clients. Ainsi, il s’agit de trouver le bon équilibre entre la lutte contre le no-show et une politique commerciale attrayante.